Accord UE-ACP : Les réformes demandées maintiennent l’hégémonie des multinationales européennes dans les États ACP

Accord UE-ACP : Les réformes demandées maintiennent l’hégémonie des multinationales européennes dans les États ACP

Explication de vote sur la résolution adoptée par le Parlement européen le 14 juin 2018 sur les négociations sur un nouvel accord de partenariat UE-ACP.

L’accord de Cotonou entre l’UE et les États d'Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP) a été signé le 23 juin 2000, cet accord, révisé tous les 5 ans, réunit les 79 États du groupe ACP et les 28 pays de l’UE.

Cette résolution propose une révision de l’accord UE-ACP post-2020 et contient de nombreuses priorités que je partage.

C’est le cas de la nécessité de promouvoir la lutte contre les maladies liées à la pauvreté, de la promotion des savoirs traditionnels dans le cadre du développement économique sectoriel ou encore de la priorité accordée à la réalisation des ODD (Objectifs de développement durable).

Cependant, outre la large part faite au secteur privé dans cette résolution, c’est le cadre général de l'accord de Cotonou qui me pose problème.

Les « réformes institutionnelles et macro-économiques » demandées aux États ACP, connues sous le nom de  « réformes structurelles et d’accord de partenariat économique », servent surtout à maintenir l’hégémonie des multinationales européennes dans les États ACP qui sont, pour l’essentiel, des anciennes colonies.

Le rôle du Parlement européen se limitant au droit de véto sur les accords internationaux, je crains que l’on fasse peu de cas de ces recommandations, j’ai décidé de m’abstenir.

Texte adopté : http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+P8-T...

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