Action Collective: Procès de l’enfermement des enfants étrangers

Communiqué du 16 mai 2011: Le 14 mai 2011, à Paris, un tribunal d’opinion s’est réuni devant plus de 250 personnes pour juger de l’attitude de la France à l’égard de l’enfermement des enfants étrangers.

Présidé par M. Paulo Sérgio Pinheiro, ancien expert indépendant auprès du
secrétaire général des Nations unies sur les violences commises à l’égard
des enfants, la cour était également composée de Mme Claire Brisset,
ancienne défenseure des enfants et M. Roland Kessous, avocat général
honoraire à la cour de cassation.

Le tribunal a entendu des témoins et des experts, les réquisitions du
procureur, M. Serge Portelli, et les plaidoiries des avocats, y compris
celui de l’État, commis d’office après le désistement de Me Goasguen,
député.

Les témoignages des jeunes ont convaincu qu’ils ont été traités sans aucune
reconnaissance de leurs droits les plus élémentaires et soumis à des
traitements inhumains et dégradants. Ils sont également empêchés de se
défendre quand ils sont maintenus en zone d’attente, ou niés dans leur
existence lorsqu’ils sont privés de liberté avec leurs parents dans les
centres de rétention administrative. Les effets de cet enfermement, sont
directs et indirects, graves et parfois irréversibles comme l’ont établi
plusieurs experts psychiatres et psychologues qui ont été entendus.

Il ressort de l’ensemble des témoignages, qu’aujourd’hui, en France, le
caractère de migrant prime sur la situation de l’enfant et l’intérêt
supérieur de celui-ci dans des pratiques qui ne respectent ni les principes
de la convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), ni ceux de la
convention européenne des droits de l’Homme (CEDH), notamment les droits à
la liberté et à la protection. Les juges n’ont pu que regretter que les plus
hauts responsables de l’État restent sourds aux recommandations et aux
rappels des instances internationales pour le respect des droits de l’enfant
et l’ayant reconnu coupable de tous les chefs d’accusation, ont enjoint
l’État de respecter intégralement les engagements de la CEDH et de la CIDE.

Comme l’a rappelé Mr Pinheiro : « il y a là une dichotomie entre démocratie
et traitement autoritaire des enfants. La France en est un exemple, ses
pratiques sont dévastatrices et choquantes ».

Les organisateurs : Assistance nationale aux étrangers aux frontières
(ANAFé), GISTI, CIMADE, Hors la rue, Défense des enfants International
(DEI-France), SNPES PJJ (FSU), SNUIPP (FSU), Syndicat de la magistrature,
Réseau éducation sans frontière (RESF), INFOMIE, Ligue des droits de l’Homme
; Association pour la défense des mineurs isolés étrangers (ADMIE), .
l’Association d’accueil aux médecins et personnels de santé réfugiés en
France (APSR).

Avec le soutien de : UNICEF-France, Le Secours catholique, le groupe des
Verts du Parlement européen, le Journal du droit des jeunes (JDJ), l’École
de formation psycho pédagogique (EFPP-Paris), l’Association pour la
promotion de la citoyenneté et des jeunes (APCEJ), le Comité catholique
contre la faim et pour le développement (CCFD-Terre solidaire).

 

Commentaires

bravo

bravo pour cette façon théâtrale de répliquer aux mises en scènes trompeuses des impitoyables toujours déguisés en défenseurs du bien. mettre les lois injustes devant le tribunal de la bonté .

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