Aide européenne au développement dans le domaine de l'éducation : Guère d'illusions sur la volonté des États à agir en ce domaine

Aide européenne au développement dans le domaine de l'éducation : Guère d'illusions sur la volonté des États à agir en ce domaine

Explication de vote sur le rapport adopté le 13 novembre 2018 par le Parlement européen sur l'aide européenne au développement dans le domaine de l’éducation

L’éducation est un droit fondamental. Elle est un pilier du développement notamment pour les pays les plus pauvres. C'est un des meilleurs outils pour empêcher la transmission de la pauvreté d'une génération à l'autre et pour lutter contre les inégalités entre les femmes et les hommes.

Aujourd'hui, 264 millions d’enfants et de jeunes en âge d’être scolarisés dans l’enseignement primaire ou secondaire ne l’étaient pas et les filles sont particulièrement pénalisées.

Malheureusement, l’aide européenne au développement déjà largement insuffisante par rapport aux engagements des États n’échappe pas aux coupes budgétaires y compris en matière d'éducation. Pour ce seul domaine, elle a baissé de 34 % entre 2009 et 2015.

Le rapport déplore donc que cette aide ne soit plus une priorité des bailleurs internationaux et demande instamment à ce qu’elle soit placée au centre des politiques de développement et que les Etats y consacrent 10 % de leur aide publique au développement d’ici à 2024, et 15 % en 2030.

Pour remplir les objectifs des ODD d’ici 2030, cette aide devrait être multipliée par six.

J'ai voté pour même si je suis sans illusion sur la volonté des États d'agir en ce domaine alors que cela devrait être une priorité pour lutter contre les "causes profondes des migrations".

Texte adopté : http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=TA&reference=P8-TA-20...

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Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche