Ales Bialiatski est libre

Je me réjouis d'apprendre la libération d'Ales Bialiatski, vice-président de la FIDH et directeur du Centre des droits de l'homme Viasna, la principale organisation de défense des droits de l'homme en Biélorussie.

Arrêté par les autorités de son pays en août 2011 dans la vague de répression frappant les opposants biélorusses, il avait été condamné sous prétexte d'évasion fiscale. En réalité, comme le régime biélorusse refusait de reconnaître l'existence légale de son organisation, il avait été contraint d'ouvrir un compte bancaire dans des pays voisins afin de financer  ses activités de soutien aux droits de l'Homme.
 
Le Conseil de l'Europe, l’Union européenne et de nombreuses ONG internationales avaient estimé que son procès avait été instruit à des fins politiques et les Nations unies avaient qualifié sa détention d'arbitraire. Le Parlement européen avait appelé à sa libération à de nombreuses reprises.
 
En détention, Ales Bialiatski a subi un traitement psychologique sévère, l'administration pénitentiaire le faisant systématiquement suivre et interdisant aux autres détenus tout contact avec lui.
 
L’amnistie auquel il avait droit lui avait été refusée deux années de suite sous prétexte de "violations multiples du régime de détention". Il en a enfin bénéficié cette année du fait du "70e anniversaire de la libération de la Biélorussie des envahisseurs nazis". Comprenne qui pourra.
 
S'il s'agit indéniablement d'une excellente nouvelle, n'oublions pas que six prisonniers politiques demeurent incarcérés en Biélorussie, la dernière dictature d'Europe.

Créé avec l'aide de Drupal, un système de gestion de contenu "opensource"

Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche