Burundi : Il y a urgence à agir avant les élections de 2020

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Je me suis exprimée en session plénière le 5 juillet 2018 au sujet du Burundi.

Retrouvez mon intervention écrite ci-dessous.

"Monsieur le Président, c’est la sixième résolution sur le Burundi depuis avril 2015, date à laquelle le président Nkurunziza a annoncé son intention de se représenter. Depuis, la répression n’a cessé de s’intensifier prenant une nouvelle ampleur avec le référendum constitutionnel de mai 2018. On ne compte plus les militants des droits de l’homme emprisonnés, condamnés à de longues peines de prison, les restrictions à la liberté d’association et à celle de la presse.

La commission d’enquête des Nations unies dénonce durement violences politiques, arrestations arbitraires et exécutions extrajudiciaires. Les Imbonerakure, les jeunes de la ligue du parti au pouvoir, sont de plus en plus militarisés et radicalisés. Ils sont les principaux responsables de cette montée des violences et des exactions. Les fragiles accords d’Arusha sont plus que jamais menacés, notamment en raison de l’ethnicisation de la crise politique. La population burundaise en est la première victime. 65 % des personnes vivent sous le seuil de pauvreté alors que ce pays est, comme beaucoup d’autres dans la région, riche de son sous-sol.

L’Union européenne a pris des sanctions individuelles. Elle a décidé de suspendre ses versements directs au gouvernement burundais. Dont acte. Il y a urgence à agir, à agir avant les élections de 2020 et à tout faire pour que le président Nkurunziza s’en tienne enfin à sa parole de ne pas se représenter. Seul un processus politique associant l’ensemble des parties prenantes peut y aider. C’est en ce sens qu’il nous faut travailler ensemble."

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Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche