Centres dits "contrôlés" pour demandeurs d'asile : Le Parlement européen s'oppose à ces centres contraires au droit d'asile et aux droits fondamentaux

Centres dits "contrôlés" pour demandeurs d'asile : Le Parlement européen s'oppose à ces centres contraires au droit d'asile et aux droits fondamentaux

Explication de vote sur les règlements délégués de la Commission rejetés par le Parlement européen  le 27 mars 2019 concernant le Fonds «Asile et migration» (AMIF) et le Fonds pour la sécurité intérieure (FSI).

Le 28 juin dernier, la Commission proposait de mettre en place "des plateformes de débarquement en Afrique" pour retenir dans des centres fermés les personnes secourues en mer pour examiner d’abord leur profil et leur demande.
 
Cette proposition a été abandonnée suite aux critiques des ONG et surtout le refus des pays du Nord de l’Afrique d’accueillir ces centres.
 
La Commission a tenté de faire passer une proposition alternative de centres dits " contrôlés", des structures "fermées" dans les États membres de première entrée, où les demandeurs d'asile seraient retenus durant le processus de demande d’asile.
 
La Commission a procédé par des actes dits délégués en utilisant le Fonds Asile, Migration et Intégration (AMIF) et le fonds pour la Sécurité Intérieure (FSI) sans s’appuyer sur aucune définition juridique.
 
Ces centres constitueraient une grave atteinte au droit d'asile et aux droits fondamentaux.

Je me félicite que le Parlement européen se soit opposé à ces actes délégués en adoptant à une large majorité une objection.
 
C'est une goutte d'espoir face aux initiatives visant à empêcher migrants et réfugiés d'arriver sur le sol de l'UE, alors que 90 % des personnes ayant obtenu une protection internationale ces 3 dernières années sont arrivées de façon irrégulière via la Méditerranée.

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Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche