Mobilisons-nous le 6 novembre: l'avortement est un droit fondamental des femmes gagné de haute lutte!

Mobilisons-nous le 6 novembre: l'avortement est un droit fondamental des femmes gagné de haute lutte!

Je tiens à relayer l'appel à la mobilisation du 6 novembre, lancé par le planning familial, l'ANCIC (association nationale des centres d'interruption de grossesse et de contraception) et le CADAC (coordination des associations pour le droit à l'avortement et la contraception). Le droit à l'avortement est une liberté fondamentale pour les femmes. La liberté de disposer de son corps permet de faire ses propres choix de vie ; c'est un pas vers l'autonomie, c'est permettre aux femmes d'exister autrement qu'en tant que mères.

Le droit à l'IVG est menacé, mobilisons-nous toutes et tous pour le défendre.
Le droit à l'avortement est une liberté fondamentale pour les femmes. La liberté de disposer de son corps permet de faire ses propres choix de vie; c'est un pas vers l'autonomie, c'est permettre aux femmes d'exister autrement qu'en tant que mères.

De 1975 à 2001, le droit à disposer de son corps n'a fait que progresser, grâce aux luttes menées par les femmes:

-1975, loi Veil : les femmes obtiennent l'autorisation d'avorter
-1982 : les femmes obtiennent le remboursement de l'avortement
-2001, loi Aubry : les femmes obtiennent le remboursement de l'avortement
On pouvait donc penser qu'en 2001 le droit à l'avortement était enfin acquis! Mais 9 ans plus tard, rien n'est acquis!

Rien n'est acquis : la loi de 2001 n'a jamais été appliquée dans son intégralité
La loi de 2001 représente une belle avancée, mais elle est mal appliquée. Certains établissements n'acceuillent pas les femmes jusqu'à 12 semaines de grossesse.
Certains établissements n'acceuillent pas les femmes jusqu'à 12 semaines de grossesse. D'autres multiplient les obstacles à la prise en charge des mineures. Les femmes sans couverture sociale peuvent être obligées de fournir un chèque de caution. Les délais d'attente pour un avortement peuvent dépasser 3 semaines.
L'obligation des établissements publics d'organiser la pratique des avortements n'est pas respectées, alors qu'ils y sont tenus depuis 1979 : il n'existe aucune mesure contraignante ou incitative.
Les médecins pratiquant les avortements ne sont pas, dans la plupart des cas, remplacés quand ils partent ou prennent leur retraite : c'est l'occasion pour les directions d'établissements de restreindre ou d'arrêter la pratique de l'avortement.
Depuis 2010, l'Inspection Général des Affaires Sociales (IGAS), a dénoncé cette situation.

Rien n'est acquis: La loi Bachelot enterre l'hôpital public et l'avortement avec
La loi Bachelot restructure la santé publique avec pour seul objectif, la rentabilité économique.
-Les établissements de santé sont regroupés, avec pour conséquence la fermeture de maternités, ou encore la fermeture de centres d'intervention volontaire de grossesse (IVG).
-La tarification à l'activité, nouvelle méthode de financement des hopitaux, incite les établissements à limiter ou à arrêter les actes chirurgicaux estimés non rentables, notamment la pratique des IVG.
-A chaque fermeture d'hôpital ou de services, les restructurations sont organisées avec perte de personnels soignants, concentration des activités, "travail à la chaine".

Cette politique est un recul considérable pour le droit des femmes à disposer de leur corps. C'est inacceptable.

Pour plus d'informations sur la mobilisation: http://mobilisationavortementnov2010.over-blog.com/

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