Espace Schengen : Non à l'instrumentalisation des frontières à des fins sécuritaires voire migratoires

Espace Schengen : Non à l'instrumentalisation des frontières à des fins sécuritaires voire migratoires

Je vous invite fortement à lire mon explication de vote sur le premier rapport annuel du Parlement européen sur le fonctionnement de l’espace Schengen adopté le 30 mai 2018.

Ce rapport est le premier rapport annuel du Parlement européen sur le fonctionnement de l’espace Schengen qui est un des principaux acquis de la construction européenne. Il est, ou du moins était, le symbole de la libre circulation pour les citoyen-ne-s européen-ne-s.

En condamnant la réintroduction continuelle des contrôles aux frontières intérieures et le non-respect des principes de proportionnalité et de nécessité, ce rapport fait un pas important pour pointer les pratiques illégales de certains États dont la France (1).

Au moment du Brexit, je partage de même l’inquiétude quant à la mauvaise utilisation du SIS (2) par le Royaume-Uni.

Je partage également le souhait de voir la Bulgarie et la Roumanie enfin intégrer l’espace Schengen.

Mais je reste fermement opposée à toute instrumentalisation des frontières à des fins sécuritaires et pire, migratoires. Or ce rapport soutient la multiplication des fichages, le renforcement des contrôles aux frontières extérieures et la multiplication des coopérations policières y compris avec des pays tiers.

Je me suis cependant abstenue sur le vote final pour tenir compte du fait que le rapporteur a intégré beaucoup de mes propositions portant notamment sur l’équilibre entre sécurité et droits fondamentaux et le respect des motifs de demandes de contrôle par les États membres.

 

Note 1 : La France a demandé le rétablissement du contrôle à ses frontières pour lutter contre le terrorisme et l’utilise de fait à la frontière franco-italienne pour faire des contrôles au faciès et refouler tous les ressortissants d’Afrique subsaharienne au mépris du droit tant français qu’européen et international notamment sur le droit d’asile.

Note 2 : Le Royaume-Uni veut utiliser le SIS (Système d’Informations Schengen qui permet la coopération policière et judiciaire en ce qui concerne notamment les personnes recherchées ou portées disparues et les biens perdus ou volés) sans être membre de l’espace Schengen. Il en veut les bénéfices sans les inconvénients c’est à dire un partage d’informations à sens unique.

 

Lien vers le texte adopté : http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=TA&reference=P8-TA-20...

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Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche