Etat de droit à Malte et en Slovaquie : Le travail du Parlement n’a donc pas été à la hauteur des enjeux

Etat de droit à Malte et en Slovaquie : Le travail du Parlement n’a donc pas été à la hauteur des enjeux

Explication de vote sur la résolution du Parlement européen adoptée le 28 mars 2019 sur la situation en matière d’Etat de droit et de lutte contre la corruption dans l’Union, notamment à Malte et en Slovaquie

Le meurtre de la journaliste Daphne Caruana Galizia à Malte et de Ján Kuciak en Slovaquie a choqué l’opinion et montré les risques que prennent les journalistes en révélant la vérité y compris dans certains pays de l’Union.

En juin 2018, le Parlement européen a mis en place un groupe de surveillance sur l’État de droit pour faire face à ces situations. Mais dès le départ, son mandat n’a pas fait consensus et son travail pèche malheureusement par manque de neutralité.

Plusieurs recommandations du Parlement, qu’on soit pour ou contre dans l’absolu, me semblent hors de son champ de compétence comme l’appel à intégrer le système de procureur européen ou à l’augmentation du budget d’Europol. 

Le Parlement reprend par ailleurs les recommandations de la Commission de Venise en matière de réformes constitutionnelles mais cela ne peut en aucun cas se faire de façon rétroactive comme le propose le Parlement.

De surcroit, cette résolution voté deux jours avant les élections présidentielles en Slovaquie faisait craindre une instrumentalisation du rapport. 

Le travail du Parlement n’a donc pas été à la hauteur des enjeux. Je me suis abstenue.

 

Lien vers le texte adopté : http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=TA&reference=P8-TA-20...

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