Explication de vote : élection de la Commission Juncker

Avec mes collègues de la GUE/NGL et 200 autres parlementaires européens, j'ai voté sans états d'âme contre la Commission proposée par Jean Claude Juncker.

La majorité du Parlement européen l'a approuvée par 423 voix pour, 209 contre et 67 abstention, bien moins que la Commission présidée par Manuel Barroso en 2004 et en 2009. Il ne s'agit pourtant que de la prolongation des mêmes dogmatismes, éloignés du message des citoyens lors des élections européennes. Cette nouvelle Commission n'est donc pas à la hauteur des défis notamment démocratiques et sociaux actuels.

Son architecture met du marché dans presque chaque portefeuille de commissaire; les rares demandes émises lors des caricatures d'auditions des candidats commissaires devant le Parlement européen n'ont pas été prises en compte. Alors que l'évaluation réelle des candidatures devant les commissions parlementaires a très vite cédé le pas à un chantage entre les principaux groupes politiques, PPE, S&D et ALDE, la majorité du Parlement européen a donc achevé de se ridiculiser et portera une lourde responsabilité dans la situation à venir.

Le maintien de MM. Navracsis et Canete sont deux tristes caricatures de ce qu'il n'aurait pas fallu faire. Que ceux qui l'ont soutenue ne viennent pas nous donner des leçons.

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