Financement du terrorisme : Il faut dénoncer la responsabilité de certains États et entreprises européennes

Financement du terrorisme : Il faut dénoncer la responsabilité de certains États et entreprises européennes

Explication de vote sur le rapport adopté par le Parlement européen le 1er mars 2018 intitulé "Couper les sources de revenus des djihadistes – cibler le financement du terrorisme".

Ce texte est une recommandation du Parlement européen sur la lutte contre le financement du terrorisme.

Membre de la commission spéciale sur le terrorisme, il me parait essentiel d’attaquer ce « mal » à sa racine économique. Une politique efficace de lutte contre le terrorisme doit effectivement faire des questions de financement une priorité absolue.  Elle doit faire le lien entre terrorisme, blanchiment d’argent et paradis fiscaux.

Certains pays, notamment du Golfe, qui ont participé au financement de groupes terroristes et notamment de « Daesh», soient soumis au contrôle du Groupe d'action financière (GAFI).

J’ai eu l’occasion de dénoncer cela récemment quand la Commission européenne a osé mettre la Tunisie sur la liste noire en ce domaine.

Ce rapport aurait pu aller plus loin et dénoncer la responsabilité de certains États et entreprises comme l’Arabie Saoudite et Lafargue. Les ventes d’armes européennes ayant fini dans les mains de terroristes ne sont pas non plus évoquées...

Le terrorisme ne sera pas enrayé par de simples bonnes intentions. Il faut poser la question structurelle des logiques financières désastreuses y compris lorsqu’elles sont alimentées par les États et entreprises européennes.

Je me suis donc abstenue sur ce rapport. 

 

Le texte adopté est accessible ici.

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Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche