Justice pour Salwa Bougaighis : son assassinat est un triste symbole pour tous les démocrates

Salwa Bougaighis, avocate féministe libyenne et militante des droits de l'Homme de 51 ans, a été tuée par balles chez elle à Benghazi par des hommes encagoulés.

Elle qui avait défendu des prisonniers politiques sous le régime de Kadhafi et joué un rôle important dans la révolution libyenne (elle était notamment l’une des rares femmes membre du Conseil National de transition) continuait à se battre pour une réelle représentation des femmes au niveau politique. Elle avait récemment pris position contre le foulard et s’était présentée aux élections législatives de juin en défendant un programme qui lui avait valu des menaces de mort.

Alors que 2,7 millions de Libyens s’étaient inscrits pour les premières élections législatives libres de 2012, ils n’étaient que 1,5 million cette année sur 3,4 millions d'électeurs éligibles. Seuls  630 000 d’entre eux ont réellement fait le déplacement mercredi.

Ces tristes événements en disent long sur l’état de déliquescence de la Libye, toute jeune « démocratie » immédiatement abandonnée par les pays occidentaux après le renversement de Kadhafi.

26 organisations de la société civile tunisienne ont d’ailleurs manifesté à Tunis devant l’ambassade libyenne pour réclamer la vérité sur l’assassinat de Salwa Bougaighis et appelé à la sanction des auteurs de ce crime.

Cet assassinat n’est pas sans rappeler les meurtres odieux de Chokri Belaïd et de Mohamed Brahmi en Tunisie.

Il est temps pour l'UE de revoir ses politiques en direction du Maghreb et d'y aider les démocrates plutôt que de ne se préoccuper que de libre échange et des seuls intérêts des multinationales européennes.
Il est du devoir des gouvernements d’assurer la protection de ses citoyens et notamment de ceux et celles qui militent pour un avenir meilleur respectueux des droits de l'Homme.

Justice pour Salwa Bougaighis.

Créé avec l'aide de Drupal, un système de gestion de contenu "opensource"

Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche