La commission européenne bloque une alternative concrète à l'austérité

La Commission européenne a refusé de valider l'initiative citoyenne pour une banque publique européenne, portée par le PGE notamment. Le PGE réfléchit à une riposte et à d'autres moyens de promouvoir cette proposition et nous donne d'ores et déjà rendez vous sur son stand à la fête de l'Humanité. Ci-après la réaction de pierre Laurent, président du PGE (Parti de la Gauche européenne).

La commission européenne vient de refuser la proposition d'initiative citoyenne européenne visant la création d'une banque publique européenne dont je suis l'un des promoteurs, avec 6 autres personnalités européennes*. Face aux politiques d'austérité et de toutes les mesures « de gestion de la crise », nous voulions porter l'idée d'une banque qui, contrairement aux banques privées qui spéculent au lieu d'investir dans l'économie réelle, ait pour mission de financer les services publics et des innovations industrielles écologiques et respectueuses des droits des salariés. Nous voulions au moyen d'une grande campagne dans laquelle nous récolterions 1 million de signatures de citoyens européens, favoriser l'intervention citoyenne dans le chemin vers une sortie de crise.

Le motif de ce refus est consternant: « la commission considère qu'il n'y a pas de base juridique dans les traités qui permettrait de présenter une proposition d'un acte juridique établissant un tel organisme ». Il y a au moins deux leçons à tirer de ce blocage de la commission. La première est que les dogmes sacrés qui guident les choix de l'UE et qui conduisent chaque jour une peu plus tous les peuples européens vers l'abîme, empêchent toute proposition innovante au service des peuples. La refondation des objectifs de l'UE est plus que jamais nécessaire pour trouver des issues à la crise. La seconde est que le pouvoir des citoyens sur les décisions européennes reste à conquérir.

Il est inadmissible que le jour où la banque centrale européenne en décidant le rachat direct de titre de dette des Etats membres de la zone euro, reconnaît l'échec de ses choix antérieurs, la commission européenne décide de refuser la possibilité même d'une telle campagne. Avec le Parti de la gauche européenne et l'ensemble des forces politiques, sociales et syndicales qui cherchent une réelle issue à la crise, je continuerai par d'autres moyens à promouvoir une autre conception de l'Europe, au service des citoyennes et citoyens.

Pierre Laurent, président du Parti de la gauche européenne

Secrétaire national du PCF

Paris, le 7 septembre 2012.

*Alexis Tsipras, Président de la coalition Syriza de Grèce, Marta Sanz, Ecrivaine espagnole, Heinz Bierbaum, syndicaliste et député allemand, Judit Morva, intellectuelle hongroise, Lidia Menapace, de l'association des partisans italiens, Nico Cue, syndicaliste de la FGTB Belge

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