Le rappeur tunisien Weld El 15 va être libéré

Comment ne pas se féliciter de cette bonne nouvelle. Il faut continuer à se battre pour la libération de tous ceux qui ont ete incriminés ou condamnés du seul fait qu ils ont osé exprimé leurs opinions.

AFP 02/07/2013 - Sa peine de deux ans de prison ferme, prononcée pour un clip jugé insultant envers la police, a été ramenée à six mois avec sursis.
Le rappeur tunisien Weld El 15 sera libéré mardi après sa condamnation à six mois de prison avec sursis en appel, contre deux ans ferme en première instance pour avoir insulté la police dans une chanson, selon son avocat.
«C’est une victoire pour la liberté, la démocratie, pour Weld El 15 qui n’a fait qu’un travail artistique», a réagi son avocat Ghazi Mrabet après avoir pris connaissance de l’arrêt de la cour d’appel de Tunis. L’annonce de la sentence a déclenché les cris de joie de quelques dizaines de proches et amis du rappeurs présents devant le tribunal. «Liberté Weld El 15», ont-ils notamment scandé.
Le musicien de 25 ans, de son vrai nom Ala Yaâcoubi, doit être libéré dans la journée de la prison en banlieue de Tunis où il est détenu depuis le 12 juin et sa condamnation en première instance à deux ans de prison ferme. Cette peine très sévère pour avoir insulté et menacé des policiers dans sa chanson Boulicia Kleb (Les policiers sont des chiens) avait été vivement critiquée par l’opposition mais aussi par des responsables du gouvernement tunisien, tels le ministre de la Culture et celui des Droits de l’Homme.
A l’inverse, le chef du gouvernement, l’islamiste Ali Larayedh, un ancien ministre de l’Intérieur, avait estimé lundi que cette affaire ne relevait pas de la liberté d’expression. «Il n’est pas jugé sur la base de son art ou de la liberté d’expression mais pour avoir appelé à la haine, au meurtre de policiers et magistrats. Il a fait des gestes tout ce qu’il y a de plus obscène», a-t-il estimé dans un entretien à la chaîne d’information en arabe France 24.
Dans l’un des couplets de sa chanson qui traite notamment de son arrestation musclée pour détention de cannabis, il dit vouloir «égorger un policier au lieu d’un mouton» lors d’une fête religieuse. Depuis la révolution de janvier 2011, la justice et le gouvernement tunisien, dirigé par les islamistes d’Ennahda, sont régulièrement accusés de chercher à restreindre la liberté d’expression acquise après la chute du régime de Zine EL Abidine Ben Ali.
 

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