"Le sujet des violences policières dans l'UE sera débattu et voté la semaine prochaine à Strasbourg" - Communiqué GUE/NGL

"Le sujet des violences policières dans l'UE sera débattu et voté la semaine prochaine à Strasbourg" - Communiqué GUE/NGL

Sur notre initiative avec ma collègue italienne Barbara Spinelli, nous avons demandé de mettre à l'agenda de la prochaine session plénière un point avec la réaction de la Commission européenne sur l'usage disproportionné de la force par la police contre des manifestants pacifiques. A l'heure où la France fait le décompte des victimes des violences policières et de l'usage disproportionné des armes et de la force, un débat sur le sujet est plus que nécessaire ! Ce débat aura lieu lundi 11 février et sera suivi d'une résolution le jeudi 14 février.

Retrouvez le communiqué de presse GUE/NGL en anglais en cliquant ici.

Après des semaines de brutalités policières contre des manifestants de plusieurs pays de l’UE, une demande du débat présentée par la GUE / NGL sur l'usage disproportionné de la force par la police contre des citoyens qui manifestent pacifiquement figure donc à l’ordre du jour de la plénière de Strasbourg la semaine prochaine (11-14 février 2019).

La violence policière et l'utilisation d'armes - y compris les soi-disant flashballs ou armes à feu LBD - dans des pays tels que la France ont récemment entraîné de nombreuses blessures, voire la mort.

Des actions similaires menées par les autorités italiennes, roumaines, hongroises et espagnoles au cours des derniers mois ont également été fermement condamnées par des groupes de défense des droits tels qu'Amnesty International et le Conseil de l'Europe qui se sont inquiétés de la violation du droit de manifestation des citoyens européens.

À l'heure actuelle, il n'y a pas de législation européenne en place pour réglementer ce que les forces de police des États membres peuvent utiliser. Cela signifie également que les citoyens européens de différents pays peuvent rencontrer des niveaux divers degrés de brutalité.

La députée française Marie-Christine Vergiat a déclaré:

"Les images de la répression à l'encontre des gilets jaunes depuis la fin novembre parlent d'elles-mêmes.

"Les chiffres sont effarants ; 3200 blesses parmi lesquels 37 mineurs et 44 journalistes, 175 blessures à la tête, 17 éborgnés et 4 mains arrachées.

"L'usage disproportionné de la force publique entraine une escalade de violence. Il est temps d'interdire ces armes non létales qui mutilent : LDB 40,  grenade GLI F4 et grenade de désencerclement", a-t-elle déclaré.

L'eurodéputée italienne Barbara Spinelli a dit :

«Il est clairement établi que l'utilisation de la force et d'armes non létales par les forces de police contre des manifestants principalement pacifiques en France a été excessive et disproportionnée et a entraîné un grand nombre de blessures et de mutilations.»

"Le risque qu'une foule ne soit violente n'entraîne pas une perte de protection des droits de l'homme - en particulier du droit à l'intégrité physique, consacré à l'article 3 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne".

"La police devrait être formée aux droits de l'Homme et les armes telles que LBD 40 (flashballs) et les grenades GLI F4 devraient être interdites", a déclaré Mme Spinelli.

 

Le débat aura lieu lors de la plénière de Strasbourg le lundi 11 février et le vote aura lieu jeudi.

Marie-Christine Vergiat et Barbara Spinelli animeront également une conférence de presse dans la salle de presse de Daphne Caruana Galizia à Strasbourg, mardi à 16h00, heure de Paris. Vous pouvez le regarder ici.

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Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche