Liberté d'expression au Soudan : une résolution bien en deça de la situation des droits de l'Homme au Soudan

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Je me suis exprimée ce jeudi 16 novembre 2017 au sujet de la liberté d'expression au Soudan et notamment le cas de Mohamed Zine El Abidine.

Monsieur le Président, le groupe GUE/NGL ne s’est pas associé à cette résolution, non pas que le cas de M. Zine El Abidine ne soit pas symbolique des violations de la liberté de la presse au Soudan, une presse qui subit sans cesse censure directe ou indirecte, via notamment la confiscation régulière de journaux, mais parce qu’elle n’est pas à la hauteur des violations des droits de l’Homme perpétrées dans ce pays.

Les ONG continuent de nous dire que la situation y reste inchangée, notamment au Darfour. Les bombardements se poursuivent et il y a même été fait état de l’utilisation d’armes chimiques. De plus, il n’y aucune sécurité pour la population en dehors des camps.

Or, M. le président Al-Bachir, toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale, veut démanteler ces camps au moment même où l’ONU diminue de façon drastique, à savoir de moins 44 %, la présence de la Minuad.

Je crains que la situation des droits de l’Homme au Soudan ne soit sacrifiée sur l’autel des politiques migratoires européennes et des amis saoudiens, compte tenu du poids des troupes soudanaises au Yémen. Cela risque même de rendre encore plus difficile notre mission « droits » en décembre. Je le regrette sincèrement.

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