L’Union ne peut pas continuer à cautionner le régime érythréen!

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Intervention en séance plénière sur la situation des droits de l'Homme en

Érythrée, en particulier les cas d'Abune Antonios et Dawit Isaak.

La deuxième partie de mon intervention (interruption suite à un problème technique) est disponible ici.

 Marie-Christine Vergiat– Madame la Présidente, oui, Dawit Isaak est un symbole. Journaliste suédo-érythréen, il a été arrêté en septembre 2001 parmi des dizaines d’autres, au moment où le pays a sombré dans la dictature. En Érythrée, il n’existe plus aucune presse libre depuis cette date.

Abune Antonios, ancien patriarche de l’Église orthodoxe, est un autre symbole. Il a été emprisonné en 2016 pour avoir refusé d’excommunier 3 000 de ses paroissiens qui s’opposaient au régime.

Depuis quelques mois, les choses semblent s’aggraver. La rapporteure spéciale de l’ONU parle de violations systématiques et généralisées pouvant constituer des crimes contre l’humanité. C’est ce moment que choisit l’Union européenne pour faire de l’Érythrée un partenaire du projet «Better Migration Management» et lui octroyer 46 millions d’euros, plus 5 millions via le programme ROCK destiné à la formation de policiers et de garde-frontières.

On nous dit que le gouvernement érythréen ne profitera pas directement de ces fonds. Permettez-moi d’être sceptique, c’est simplement impossible dans ce pays de faire quoi que ce soit sans passer par le gouvernement. Quelle sera la prochaine étape? L’expulsion d’Érythréens vers leur pays d’origine? L’Union ne peut continuer à cautionner les régimes qui sont à l’origine même des migrations.

 

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Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche