Mon intervention sur la mise en oeuvre de la législation de l'Union européenne relative à l'eau

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Monsieur le Président, le rapport qui nous est soumis comporte un certain nombre de points positifs, notamment quant au constat pour le moins différencié de la mise en œuvre de la législation européenne et aussi pour ce qui concerne les champs d'action indispensables. Mais cela s'arrête là. Quand on regarde l'évolution de ces questions, on rate, me semble-t-il, qui est l'enjeu essentiel, qui est l'enjeu démocratique de cette question, l'enjeu de la mobilisation citoyenne à laquelle elle donne lieu dans de nombreux pays européens, tout comme les réactions des collectivités territoriales, qui, sous cette pression, sont de plus en plus nombreuses à revenir à une gestion publique de l'eau en régie.

Le rapport de mon collègue et ami, Nikolaos Chountis, ne me semble pas avoir été assez pris en compte. Pire, au-delà des mots, il ne tient pas réellement compte de la reconnaissance, par l'ONU, en tant que droit de l'homme, en juillet 2010, du droit à l'accès à l'eau potable et à l'assainissement.

Si l'on veut effectivement considérer l'eau comme un bien commun à l'ensemble de l'humanité et à la vie sur terre, il ne faut pas la considérer comme une simple marchandise, comme un bien soumis à rentabilité et à profit.

Il serait temps de dénoncer les dégâts de la privatisation en matière de salubrité, de santé et de prix de l'eau, et les dérives et le monopole de quelques multinationales européennes partout à travers le monde.

Marie-Christine Vergiat

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Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche