Mon intervention sur la situation en Côte d'Ivoire

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Intervention au Parlement européen 6 avril 2011 - Monsieur le Président, il est difficile d'intervenir sur la situation en Côte d'Ivoire quand celle-ci évolue sans cesse et tant elle est effectivement confuse. Je voudrais remercier mes collègues avec qui nous avons travaillé ce matin sur la proposition de résolution qui vous sera soumise demain, car nous avons travaillé à une proposition équilibrée afin de préserver l'avenir.

Nous savons aujourd'hui que des exactions ont été commises dans les deux camps et il faudra que les coupables soient poursuivis quels qu'ils soient.

C'est la population ivoirienne qui est la première victime de la situation en Côte d'Ivoire. L'ONU, sur place, via l'ONUCI, n'a pas pu, n'a pas su les protéger cette population. Pire, elle s'est engagée, avec l'appui des forces militaires françaises, au détriment d'un seul camp, sur la base certes de la résolution de l'ONU 1975. Le président en exercice de l'Union africaine, M. Obiang Nguema, l'a clairement condamnée hier. Heureusement, elle ne semble pas participer à l'assaut final mené par les troupes de M. Ouattara.

De ce fait, nous n'avons pas voulu nous associer à cette résolution, et nous ne la voterons pas.

On connaît le rôle de la France en Afrique. La "Françafrique" a fait suffisamment de dégâts, et elle continue puisque la France dit clairement qu'en Afrique, elle défend ses intérêts.

Marie-Christine Vergiat

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Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche