Mon intervention sur la situation en Madagascar

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Il en est de Madagascar comme de beaucoup d'autres pays à travers le monde vis à vis desquels l'Union européenne fait preuve de son impuissance politique. Ceci est particulièrement vrai en Afrique.
Un an après la prise de pouvoir illégal d'Andry Rajoelina, la grande ile de Madagascar semble s'enfoncer de plus en plus dans une crise sociale économique et financière.

Et pourtant sa population n'avait pas besoin de cela.

En effet, ce pays est devenu l'un des plus pauvres du monde et la grande majorité de la population y vit désormais avec moins d'un dollar par jour.

Les atteintes aux droits de l'Homme s'y multiplient : religieux, parlementaires, journalistes, responsables de la société civile font l'objet de manœuvres d'intimidation, de harcèlement. Ils sont arrêtés et jetés en prison.

La communauté internationale n'a pourtant pas ménagé ses efforts refusant de reconnaitre, ce qui est bien un coup d'Etat et que c'est bien un gouvernement militaire qui a été mis en place par Andry Rajoelina à Madagascar.

Madagascar a été suspendu de l'Union africaine et de la communauté de développement d'Afrique australe.

Depuis le 2 février 2009, de nombreuses tentavives ont été faites y compris par l'ONU et l'Union européenne pour essayer de ramener Mr Andry Raojoelina à la raison et l'aider à faire revenir Madagascar sur les voies de la démocratie. C'est dans ce cadre que les accords de Maputo, puis d'Addis Abeba ont été signés mais, depuis novembre 2009, ces accords se sont enlisés du fait des divisions entre les différents protagonistes et du refus de certains d'entre eux de participer à la mise en œuvre de ces accords.

A la GUE/NGL, nous considérons qu'il est grand temps de redonner la parole aux Malgaches et de respecter les règles démocratiques. Or, monsieur Andry Rajoelina, l'homme fort du régime préfère organiser ces élections de façon unilatérale sans aucune consultation du peuple malgache contrairement à ces engagements.

Il a fixé unilatéralement une date pour de soit disant élections démocratiques. D'abord mars 2010 et maintenant une date non déterminée entre la fin mars et la fin de l'année 2010.

La GUE/NGL votera cette résolution  mais souhaite insister sur la nécessité

- d'abord de renforcer l'aide humanitaire car les populations civiles n'ont pas à payer le prix de l'incurie des gouvernements successifs;

- de faire en sorte que des poursuites judiciaires soient engager à l'encontre de tous ceux qui ont commis des exactions ;

-  enfin, l'UE doit peser de tout son poids et apporter son aide à la société civile malgache pour que l'état de droit soit de nouveau respecté.

 
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Marie-Christine VERGIAT

Commentaires

N'importe quoi! Et ce

N'importe quoi! Et ce mouvement populaire qui fait chutter Mr Ravalomanana, ce n'est rien alors?

Tout d'abord, désolée de vous

Tout d'abord, désolée de vous répondre aussi tard mais j'avais quelques problèmes d'accessibilité aux commentaires.

Je ne peux vous laissé dire que demander des élections démocratiques , c'est nimporte quoi. Monsieur Rajoelina a pris le pouvoir par la force et ne cesse de dire depuis qu'il va organiser des élections mais à ce jour, soit plus d'un an après l'intervention que vous me reprochez, ces élections n'ont toujours pas eu lieu. elles auront peut être lieu en septembre mais rien n'est moins sûr notamment parce que le budget de ces élections n'a pas été programmé pour cette année et que l'ONU estime qu'il faudrait 11 mois pour organiser ces élections dans de bonnes conditions.

Cela n'enlève rien aux responsabilités de monsieur Ravalomanana qui a ruiné son pays pas plus qu'effectivement c'est un mouvement populaire qui l'a chassé du pouvoir mais Monsieur Rajoelina ne peut rester à la tête d'un gouvernement provisoire ad vitam eternam.

C'est tout ce que j'ai voulu dire

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Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche