Non à l'éducation au service de l’économie privée!

Non à l'éducation au service de l’économie privée!

Explication de vote

Ce rapport d’initiative fait partie d'un ensemble de mesures proposées par la Commission sous le titre "Un nouvel agenda des compétences pour l'Europe". L'objectif est, nous dit-on, de "renforcer l'employabilité et la compétitivité économique". Le nouvel agenda "Compétences" contient une série de propositions de réformes systémiques dans les systèmes d'éducation et de formation des États membres.

Si le rapport souligne le rôle positif de l'éducation dans la lutte contre le chômage et la pauvreté, il la met entièrement au service de l’économie privée.

Le texte propose en effet de renforcer les liens entre l'éducation et l'emploi, en renforçant le rôle du secteur privé, y compris par la participation des employeurs à la conception et à la prestation des cours. L’inadéquation entre formation et marché du travail est présentée comme principal facteur du chômage.

Le texte a donc une vision néolibérale de l’éducation qui doit former non pas des citoyens mais des travailleurs flexibles pour le marché de l’emploi. On ne parle pas d’école ou de lieux de formations mais de « prestataires d’enseignement » et souhaite que l’on y « favorise l’esprit d’entreprise ».

Les maigres points positifs du rapport relèvent de l’incantatoire alors qu’une vision managériale pro-entreprise de l’éducation est promue.

J’ai donc voté contre ce texte.

Date du vote :14/09/17

Lien vers le texte adopté

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Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche