Non à l'hypocrisie de l'UE qui utilise l'aide au développement durable pour imposer sa politique migratoire

 Non à l'hypocrisie de l'UE qui utilise l'aide au développement durable pour imposer sa politique migratoire

Explication de vote sur le rapport adopté par le Parlement européen le 24 octobre 2017 concernant le projet de budget rectificatif nº 5/2017: financement du Fonds européen pour le développement durable et augmentation de la réserve d'aide d'urgence

Le Parlement a adopté une résolution sur le financement du Fonds européen pour le développement durable (FEDD) dans le cadre de la politique étrangère européenne.

Sur le fond, je salue le financement pour le développement durable, en signe de solidarité de l’Union envers les pays tiers pour la mise en œuvre de projets locaux.

En revanche sur la forme, je m’inquiète du manque de contrôle parlementaire sur la mise en place de ce type de fonds qui ne cesse de se multiplier et qui permet entre autres d'échapper au contrôle budgétaire du Parlement européen.

Pire encore, en pratique, l’attribution de ce fonds est conditionnée au respect de politiques migratoires imposées par l’Union européenne aux pays d’origine et de transit.

Donc sous couvert d’aide au développement durable, c’est en fin de compte un outil de pression supplémentaire pour obliger les pays à participer à la politique migratoire de l’Union notamment pour la réadmission de leurs ressortissants expulsés du territoire européen.

Une telle politique est inadmissible et indigne des soi-disant valeurs européennes.

J’ai donc voté contre ce texte.

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Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche