Nous refusons de cautionner la visite d’un ministre Erythréen au Parlement européen

Nous refusons de cautionner la visite d’un ministre Erythréen au Parlement européen

Nous refusons de cautionner l'initiative de notre collègue et tenons à assurer la diaspora Erythréenne et la Rapporteure spéciale de l’ONU de notre soutien permanent

(English version below)

 

 

Depuis deux ans maintenant, Madame la Rapporteure spéciale des Nations Unies sur la situation des Droits de l’Homme en Érythrée mène une enquête dont les résultats sont accablants : situation des prisonniers politiques (plus de 10 000 selon les ONG), absence de toute liberté d'expression,  répression tous azimuts y compris sur la diaspora érythréenne ... Son dernier rapport stipule même que des crimes contre l'humanité ont été commis de manière généralisée et systématique.

L’Érythrée est un des régimes les plus répressifs au monde. Un pays que des milliers de jeunes Erythréens fuient pour échapper aux violations des droits de l’Homme et à un service militaire à durée indéterminée. Plus de 300 000 Érythréens ont d'ores et déjà fui leur pays, soit 5 % de la population pour un pays de 6,5 millions d'habitants.

Le Parlement européen a dénoncé et condamné à plusieurs reprises les risques à collaborer avec ce pays notamment dans sa résolution le 10 mars 2016 ainsi que lors de plusieurs auditions au sein de la sous-Commission Droits de l’Homme.

Nous avons donc appris avec beaucoup de surprise qu’un de nos collègues avait pris l’initiative d’organiser dans l’enceinte du Parlement européen un échange de vue avec le ministre de l’Information Erythréen, Yemane Gebremeskel, proche de Issaias Afeworki, pour parler des « opportunités de développement et d’innovation » dans ce pays avec l'aval de la représentante du PNUD sur place.

Nous refusons donc de cautionner cette initiative et tenons à assurer la diaspora Erythréenne et la Rapporteure spéciale de l’ONU de notre soutien permanent.

 

Marie-Christine VERGIAT, Députée européenne, GUE/NGL

Beatriz BECERRA BASTERRECHEA, Députée européenne, ALDE

Elena VALENCIANO, Députée européenne, S&D

Ana Maria GOMES, Députée européenne, S&D

Barbara LOCHBIHLER, Députée européenne, Verts/ALE

 

We refuse to endorse the visit of an Eritrean minister to the European Parliament

For two years now, the United Nations Special Rapporteur on the situation of Human Rights in Eritrea has been conducting an inquiry whose results are overwhelming: the situation of political prisoners (more than 10,000 according to NGOs), the absolute lack of freedom of expression, the wholesale repression including of the Eritrean diáspora. Her last report even states that crimes against humanity have been committed in a widespread and systematic way.

Eritrea is one of the most repressive regimes in the world. A country from which one thousands of young Eritreans flee to escape of violations of Human Rights and of unlimited military service. More than 300,000 Eritreans have already fled their country. It is 5% of the population for a country of 6.5 million. 

The European Parliament repeatedly  denounced and condemned the risks of collaborating with this country, in particular in its resolution of  March 2016 the 10th, and in several hearings in the Human Rights Sub-Commission.

We learned with surprise that one of our colleagues had taken the initiative to organize an exchange of views with the Eritrean Information Minister Yemane Gebremeskel, a reative of Issaias Afeworki, to the European Parliament, to talk about "opportunities for development and innovation" in this country with the consent of the UNDP representative.

 

We therefore refuse to endorse this initiative and would like to assure the Eritrean Diaspora and the UN Special Rapporteur of our continuing support.

 

Marie-Christine VERGIAT, MEP EUL/NGL

Beatriz BECERRA BASTERRECHEA, MEP ALDE

Elena VALENCIANO, MEP S&D

Ana Maria GOMES, MEP S&D

Barbara LOCHBIHLER, MEP Greens/EFA

 

 

 

 

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