Nouvelle expulsion violente à Calais : les autorités françaises continuent aveuglément à bafouer les droits des migrants.

Après l'évacuation par la police de trois camps abritant près de 650 personnes, le 28 mai dernier, 320 migrants dont 250 du principal camp de la ville, avaient trouvé refuge dans l'enceinte d'un centre de distribution de repas de la zone portuaire. Mais c'était sans compter sur l'acharnement des autorités françaises, qui de nouveau sous couvert de "l'insuffisance des infrastructures sanitaires", ont de nouveau procédé à l'évacuation de la zone. Les autorités françaises font donc peu de cas de la Cour européenne des Droits de l'Homme, saisie par six migrants du principal campement de Calais, qui a interrogé le gouvernement français sur "les mesures prises pour assurer (leur) relogement en cas d'expulsion".

Dans les faits, aucune solution de relogement n'a été trouvé depuis le 28 mai dernier. Les autorités françaises ont évacué à 6 heures ce matin, de manière violente, à l'aide de gaz lacrymogènes, les familles qui dormaient encore sur place. Policiers et gendarmes ont encerclés l'enceinte, fait irruption au milieu des migrants, expulsé et interpellé les militants avant d'entreprendre l'évacuation proprement dite. Une quinzaine de cars ont ensuite pénétré dans l'enceinte pour emmener les migrants, parmi lesquels de nombreuses familles et mineurs.
                                                                                                                                      
Ces migrants vont de nouveau devoir chercher un nouveau refuge. Pour aller où ? Aucun problème n'est ainsi réglé. Ils sont juste déplacés et les droits des migrants continuent d'être bafoués au mépris de la plus petite once d'humanité.
                                                                                                                                                                          
Comment oublier que parmi ces migrants figurent de nombreux réfugiés en provenance de Syrie, d'Afghanistan, d'Irak ou du Soudan. La France s'assoit une fois encore sur ses obligations internationales et préfère utiliser la violence comme outil de dissuasion.
 
Cette nouvelle évacuation illustre une fois encore la faillite d'une politique uniquement répressive à l'encontre d'hommes, de femmes et d'enfants qui cherchent refuge en Europe. Les autorités françaises et européennes se révèlent, une fois encore, incapables d’apporter la moindre solution à la détresse des réfugiés.

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