Pétition pour la libération immédiate de Moses Akatugba

J'ai signé l'appel à la libération immédiate de Jabeur Mejri ci-dessous et vous invite à en faire de même :

 

Quelques jours avant la fête de l’indépendance, date à laquelle les condamnés à morts peuvent être graciés ou voir leur peine commuée, mobilisons-nous pour Moses Akatugba.

Cette année, nous saisissons cette opportunité pour nous mobiliser en faveur de Moses et demander sa grâce auprès du Gouverneur de l’État du Delta, Emmanuel Uduaghan, qui en a le pouvoir.

ARRÊTÉ ET TORTURÉ À SEULEMENT 16 ANS

Moses attendait les résultats de ses examens lorsque sa vie a définitivement basculé. Le 27 novembre 2005, l’armée nigériane a arrêté le lycéen de 16 ans et l’a inculpé du vol de trois téléphones. Moses a raconté que les soldats lui avaient tiré une balle dans la main et l'avaient frappé à la tête et dans le dos pendant l'arrestation. Il a d'abord été détenu dans une caserne, où, selon son témoignage, les soldats lui ont montré un cadavre et lui ont demandé de l'identifier. Comme il n'en était pas capable, ils l'ont frappé. 

Après son transfert au poste de police d'Epkan, dans l'État du Delta, Moses a subi d'autres tortures et mauvais traitements. Il a raconté à un défenseur des droits humains que les policiers l’avaient violemment battu à coups de machette et de matraque, l’avaient attaché et suspendu pendant plusieurs heures dans des salles d’interrogatoire et lui avaient arraché les ongles des doigts et des orteils à l’aide de tenailles pour le contraindre à signer deux aveux. 

CONDAMNÉ A MORT APRÈS UN PROCÈS INÉQUITABLE

Le procès de Moses s'est tenu devant la haute cour d'Effurun, dans l'État du Delta. Les policiers qui avaient mené l'enquête ne sont pas venus et Moses a été condamné uniquement sur la base de la déclaration de la victime (truffée d'incohérences d'après l'avocat du jeune homme) et des deux aveux qui lui avaient été arrachés sous la torture. 

Après avoir passé huit années derrière les barreaux, Moses a été condamné à mort par pendaison. Il n'a jamais eu la possibilité de contester sa condamnation sur la base des actes de torture présumés qu'il a subis pendant sa détention. Aujourd'hui, il attend son exécution dans le couloir de la mort et ne voit sa famille que deux fois par mois.

 

Lien vers la pétition ici

Créé avec l'aide de Drupal, un système de gestion de contenu "opensource"

Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche