Prenez garde ! La troïka est de retour à Athènes !

Prenez garde ! La troïka est de retour à Athènes !

Communiqué du Parti de la gauche européenne - Bruxelles, 19/01/2012 - Les experts du FMI, de la BCE et de la commission européenne sont de retour pour superviser les négociations de la Grèce avec les banques privées dans le cadre de la procédure “PSI+” (restructuration volontaire de la dette souveraine grecque par les créanciers privés) mais aussi pour évaluer les “réformes d'ajustements structurels” mises en oeuvre par les 3 partis de la coalition de gouvernement dirigée par Papademos. Ils sont venus pour conseiller et aider la préparation de nouvelles politiques de dumping social et de super-austerité.

Derrière la visite de la troïka en Grèce, l'ombre de Merkel et Sarkozy. Les deux chefs d'Etats veulent vérifier que leurs exigences seront respectées: un nouveau prêt, oui, mais pas sans cadeaux du gouvernement grec aux banquiers. En échange de leur participation volontaire à la restructuration de la dette, il faudra à nouveau enchaîner les plans d'austérité et des coupes budgétaires encore plus brutales, toujours en faveur des intérêts capitalistes.

Aujourd'hui, ils planifient de nouvelles baisses de salaires, la fin des congés payés – déjà drastiquement réduits - et la fin du salaire minimum dans le secteur privé.

Après avoir utilisé la Grèce comme cobaye pour détruire le secteur public, les conventions collectives, le droit du travail et l'Etat providence, maintenant ils l'utilisent comme le laboratoire d'expérimentation des fameuses “zones économiques spéciales”, où les futurs investisseurs pourront apprécier une faible taxation, des aides directes et indirectes de l'Etat ainsi que des dispositions pour obliger les salariés à accepter des conditions et des contrats de travail indignes. La troïka et le gouvernement néolibéral conduisent le peuple grec au fond du gouffre.

Le Parti de la gauche européenne dénonce ces nouvelles attaques contre les travailleurs et les intérêts populaires. Tous les peuples européens sont concernés parce que l'accord international promu par Merkel et Sarkozy impose la même offensive autoritaire de l'UE contre les souverainetés populaires.

Pour nous, la seule solution durable est un plan alternatif européen basé sur la solidarité et le développement social, qui protègerait les intérêts populaires contre le pouvoir des banques et du grand capital. Pour ce faire, le rôle de la BCE doit immédiatement changer en profondeur pour permettre une intervention publique et un contrôle démocratique du système bancaire et financier.

Le PGE intensifiera ses efforts pour un large front unitaire européen de résistance et d'alternative, qui pourra bloquer les plans brutaux des dirigeants néolibéraux européens et nationaux et ouvrir le chemin d'une refondation profonde, démocratique et sociale de l'UE.

Créé avec l'aide de Drupal, un système de gestion de contenu "opensource"

Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche