Processus de Bologne: la commission "Culture et éducation" persiste et signe !

Processus de Bologne: la commission "Culture et éducation" persiste et signe !

Hier, la commission "Culture et éducation" du Parlement Européen a adopté un rapport sur "La contribution des institutions européennes à la consolidation et au progrès du processus de Bologne". Si de belles intentions sont affichées dans ce rapport comme la lutte contre les discriminations, la nécessité d'un enseignement accessible "aux catégories défavorisées" ou encore la volonté de faciliter les échanges à l'étranger pour les étudiants et les enseignants, le compte n'y est toujours pas.

C'est toujours le même leitmotiv qui est mis en avant. Il faut sans cesse renforcer les liens entre universités et entreprises, y compris maintenant dans l'élaboration des programmes.  Pourtant, c'est cette logique qui est aujourd'hui mise en échec dans presque tous les pays de l'Union Européenne, le "partenariat" entreprises/universités se traduisant trop souvent par la subordination  des dernières aux premières au motif de s'adapter toujours plus aux besoins immédiats du marché.

Quelques unes de mes propositions d'amendements ont été adoptées poussant le Parlement européen à faire pression dans le bon sens. Tel est le cas d'un minimum de garantie en matière d'accès le plus large possible à l'université. J'ai aussi obtenu que le Parlement européen demande une évaluation du processus "pour tenir compte des réussites, problèmes, incompréhensions et oppositions rencontrées". Mais, rien ne semble pouvoir empêcher cette logique du court terme. Pourtant, ce qui a toujours fait la richesse des diplômés de l'université, c'est leur capacité à comprendre le monde et par là même à s'adapter aux changements de celui-ci. 

Ce n'est pas un hasard si le diplôme universitaire reste, presque partout en Europe, un des meilleurs remparts contre le chômage.

Il me parait significatif que le rapporteur socialiste de la commission ait cherché à empêcher l'adoption de mes amendements disant simplement que l'apport de l'université ne pouvait pas se réduire à sa contribution à l'économie. Il n'y est pas parvenu. Dont acte.

Ce n'est qu'en préservant la diversité des enseignements et une véritable formation de qualité que l'on peut permettre l'émancipation des étudiants et leur insertion professionnelle vers des emplois stables et bien rémunérés.

Marie-Christine Vergiat

 

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Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche