Processus de Bologne : Refus d’une soi-disant modernisation sans les acteurs

Processus de Bologne : Refus d’une soi-disant modernisation sans les acteurs

Communiqué de Marie-Christine Vergiat – Députée européenne Front de gauche - Membre de la commission culture et éducation - Strasbourg 14 mars 2012

Loin d'être au service des étudiants, de promouvoir la mobilité, d'encourager la diffusion et le partage du savoir et de renforcer la démocratisation de l'enseignement supérieur, le Processus de Bologne a entrainé une frénésie de réformes dans les pays qui y participent avec des conséquences graves sur la qualité et la diversité des enseignements et des diplômes, la situation des étudiants et la gestion des établissements.

 
Le texte adopté hier par le Parlement européen, enrichi par un certain nombre de propositions de la GUE/NGL portant notamment sur la nécessité de maintien du financement publique, préfère se focaliser sur le bon côté des choses et ignorer le mouvement développé dans la quasi totalité des pays qui participent à ce processus contre ce dernier. La communauté universitaire dans son ensemble condamne les réformes imposées sous le nom du processus et demande une réévaluation et un bilan dans les objectifs recherchés et les moyens employés pour y arriver.
 
Le Processus de Bologne a théoriquement comme but principal de construire un espace commun d'enseignement supérieur en Europe. Or, triste constat aujourd'hui la marchandisation de l’éducation ne cesse de progresser, de plus en plus de filière, dites rentables, sont financées directement par les entreprises et la soi-disant modernisation des systèmes d'enseignement s'impose en dehors de tout débat public et notamment avec les étudiants et les enseignants qui sont les premiers concernés. 

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Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche