Protéger la santé des européens et non l'intérêt des industriels

Protéger la santé des européens et non l'intérêt des industriels

Explication de vote sur l'objection à l’acte d'exécution de la Commission sur les critères scientifiques pour l’identification des substances qui constituent des perturbateurs endocriniens

En 2009, l'UE a interdit les perturbateurs endocriniens au motif qu’ils «entravaient le fonctionnement des hormones, avec des effets potentiellement néfastes sur la santé».  Or cette interdiction n'est pas appliquée puisqu’il n’y a jamais eu d’accord sur la définition et les critères scientifiques concernant ces substances.

La Commission européenne a publié en 2016 un acte dit d'exécution détaillant quels critères scientifiques pourraient permettre de définir ces substances.

Cette liste a été vivement critiquée puisqu’elle semble être le résultat d’un intense lobbying des industriels allant à l’encontre de la protection de la santé.

Les ONG et certains États membres, tels que la Suède, le Danemark et la France se sont opposés à cette liste.

Malheureusement après l'élection d'Emmanuel Macron, la France a changé d'avis et finalement donné son accord, ce qui a permis de constituer une majorité qualifiée au sein du Conseil en faveur de ces critères.

Le Parlement peut s’y opposer en déposant une objection constituant une sorte de droit de veto.

J’ai bien entendu soutenu cette objection et me félicite qu'elle ait obtenu la majorité nécessaire pour obliger la Commission à revoir sa copie et prendre en compte la santé des européens et non l'intérêt des industriels concernés.

Créé avec l'aide de Drupal, un système de gestion de contenu "opensource"

Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche