Régions en retard de développement : un rapport qui ne remet pas en cause les causes profondes des inégalités régionales

Régions en retard de développement : un rapport qui ne remet pas en cause les causes profondes des inégalités régionales

Explication de vote sur le rapport adopté par le Parlement européen le 13 mars 2018 sur les régions en retard de développement

Le Parlement européen a adopté un rapport sur les régions dites à « faibles revenus », (régions avec un taux de croissance positif mais avec un PIB faible) notamment en Bulgarie, en Hongrie, en Pologne et en Roumanie, et les régions dites à « faible croissance » (régions avec un PIB proche de la moyenne de l’UE mais avec un taux de croissance nul) notamment en Italie, en Espagne, en Grèce et au Portugal, soit un total de 47 régions de 8 États membres et une population de 3 millions de citoyens.

Le rapport propose une meilleure définition des catégories régionales en tenant compte des indicateurs sociaux tout en appelant à « équilibrer les réformes structurelles » pour permettre la création d’emplois.

Il appelle à plus de solidarité envers les régions qui ont vu arriver un nombre important de migrants et demande des mesures spécifiques pour les régions ultrapériphériques.

Mais les conditions macro-économiques ne sont pas mises en cause alors qu’elles soumettent le versement des fonds européens au respect des critères du pacte budgétaire et à la mise en œuvre de réformes structurelles lesquelles ne feront qu’accroître les inégalités entre régions.

J’ai donc préféré m’abstenir.

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Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche