Soudan : Non, le gouvernement militaire actuel ne peut pas être reconnu

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C'est à ma demande au nom de la GUE/NGL que le Parlement européen a tenu un débat sur la situation au Soudan le 16 avril 2019 en session plénière.

Retrouvez mon intervention en français et en anglais sur ma page YouTube.

FRANCAIS

"Monsieur le Président, j’ai beaucoup hésité avant de savoir ce que je pouvais, ce que je devais dire dans ce débat que la Gauche unitaire européenne a demandé pour soutenir le peuple soudanais et exprimer notre solidarité, notamment vis-à-vis de ces milliers de femmes soudanaises qui manifestent pacifiquement, sans répit depuis le 19 décembre, malgré la répression, les dizaines de morts, les centaines de blessés et les milliers d’arrestations.

J’ai souvent eu l’occasion, vous le savez, Madame la Haute représentante, de dénoncer ici les relations de l’Union européenne avec la dictature d’Omar el-Béchir. Mais il n’est plus temps de juger le passé, ou il est trop tôt pour le faire. Il doit être question d’avenir et pour cela l’Union européenne doit, au-delà de la demande d’un gouvernement civil, mettre tout son poids, comme l’Union africaine et la troïka, pour aller vers un nouveau gouvernement transitoire. Non, le gouvernement militaire actuel ne peut pas être reconnu – seuls la Russie, les Saoudiens et les Émiratis l’ont fait. Son numéro un est et a été le responsable des forces soudanaises au Yémen, et le numéro deux est celui des Forces rapides, les ancien Janjawids. Ils doivent être jugés comme Omar el-Béchir et tous les responsables de crimes contre l’humanité dans ce pays.

Nous pouvons, vous pouvez les aider. Vous pouvez aider le peuple soudanais dans sa demande de réel changement de régime, pour que cela ne reste pas une révolution de palais. Il y va vraiment de la stabilité dans la région."

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ENGLISH

"Mr President, I hesitated a lot before knowing what I could, what I had to say in this debate that the GUE/NGL asked to support the Sudanese people and express our solidarity, especially with regard to the thousands of Sudanese women who have been demonstrating peacefully, tirelessly   since December 19, despite the repression, the dozens of deaths, hundreds of wounded and thousands of arrests.

I have often had the opportunity, as you know, Madam High Representative, to denounce here the relations of the European Union with the dictatorship of Omar al-Bashir. But there is no time to judge the past, or it is too early to do so. It must be a question of the future and for that the European Union must, beyond the request for a civilian government, put all its weight, like the African Union and the troika, to go towards a new transitional government. No, the current military government can not be recognized - only Russia, the Saudis and Emiratis have done it. The number one is and has been the head of the Sudanese forces in Yemen, and the number two is from the Rapid Forces, the former Janjawid. They must be judged as Omar al-Bashir and all those responsible for crimes against humanity in this country.

We can, you can help them. You can help the Sudanese people in their demand for real regime change, so that it does not remain a palace revolution. It is a question of stability in the region."

 

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Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche