Flash-ball : il faut interdire cette arme normalement non létale

Une personne est morte ce lundi à Marseille après avoir été touchée la veille par un tir de flash-ball rapproché à la suite d'une intervention policière dont le but était de régler un problème de voisinage. Cette personne n'est pas la première victime d'un tir flash-ball en France. Son utilisation a déjà provoqué des blessures graves ayant entraîné des séquelles graves ou irréversibles chez les victimes à la suite de tir à courte distance ou au niveau du visage. En 2009, la direction centrale de la sécurité publique avait rappelé l'interdiction de viser "au niveau du visage ou de la tête" et la nécessité d'une utilisation "proportionnée".

L'enquête sur les conditions de la mort de cet homme doit être menée le plus rapidement.
Mais d'ores et déjà il est nécessaire que les autorités compétentes, en premier lieu le ministère de l'Intérieur, instaure un moratoire immédiat sur l'utilisation de cette arme qui a déjà fait trop de victimes.

Une enquête approfondie doit être menée quant à l'utilité d'une telle arme qui, compte tenu de sa dangerosité avérée, ne peut continuer à être mise entre les mains de policiers qui ne sont pas formés à son utilisation et à ses dangers.

Cela n'a que trop duré. Les policiers sont là pour assurer la sécurité de nos concitoyens et non pour mettre leur vie en danger dans le cadre de leurs interventions par l'utilisation de moyens disproportionnés.

Marie-Christine Vergiat

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