Meeting festif européen contre l'austérité à Martigues le 10 avril 2013

Meeting festif européen contre l'austérité à Martigues le 10 avril 2013

Lors du meeting festif européen contre l'austérité du 10 avril 2013 à Martigues, Maritima.info a organisé un suivi en direct. Travail intéressant qui permet de garder des éléments forts de ce meeting.

Maritima info

21h47 : C'est par un concert que va se clôturer la soirée.

21h45 : C'est au tour de La Marseillaise d'être entonnée.

21h44 : Les salariés de Kem One montent sur scène aux côtés des participants tandis que l'Internationale résonne entre les murs de la Halle de Martigues, reprise en choeur par l'auditoire.

21h43 : Pierre Laurent : "Nous voulons aller au-delà du Front de Gauche, nous voulons un Front Populaire, un Front du Peuple, qui deviendra irrésistible !".

21h32 : Pierre Laurent : "La seule solution dans cette situation, c'est que toutes les forces du changement reprennent le chemin de la mobilisation en France et en Europe. Nous leur disons : il faut à nouveau se lever, il faut prendre la parole et exiger la lutte contre la finance. Et nous les appelons le 5 mai prochain, à se réunir à Paris lors d'une grande marche contre l'austérité".

21h30 : Pierre Laurent : "On nous parle beaucoup des joueurs de foot, de Gérard Depardieu, mais on ne parle pas de Bernard Arnault, qui vient de faire passer 15 milliards en Belgique. Et après on nous dit que la solution c'est l'austérité ? Non, il faut aller chercher le pognon là où il est !"

21h28 : Pierre Laurent : "L'évasion fiscale légale et l'évasion fiscale frauduleuse sont les deux faces d'une même pièce. C'est un système qui est organisé pour organiser la fuite des capitaux et ne jamais payer un centime d'impôts en France".

21h20 : Pierre Laurent : "Le coeur de la crise, c'est le pouvoir, ce pouvoir illimité donné aux appétits de la finance. Ce scandale Cahuzac, qui donne la nausée à tous. Et si l'onde de choc est si forte, c'est justement parce que cet homme portait la politique d'austérité. Et sa faillite jette une lumière cruelle sur l'injustice de sa politique. Mais une fois de plus, François Hollande et le gouvernement essaient de nous faire croire que le problème est la probité des élus."

21h12 : Pierre Laurent : "Le président de la république, ce mati, a dit qu'il n'y aura pas d'autre voie, qu'il gardera le cap, le cap de l'austérité. S'il est maintenu vers l'austérité, la France ira dans le mur. Parce que continuer dans cette voie là ce n'est pas seulement imposer l'austérité, c'est donner des gages aux marchés financiers. L'ANI, les allocations familiales, les retraites, sont des gages donnés par le gouvernement. C'est un engrenage qui ne s'arrêtera pas si on ne l'arrête pas."

21h05 : C'est au tour de Pierre Laurent de prendre la parole.

20h53 : Jean-Luc Mélenchon : "Nous démantèlerons la monarchie quinquennale, et  nous mettrons en place les référendums révocatoires, qui permettent d'assurer la surveillance du grand nombre sur le pouvoir politique.
Ensuite, il doit être impossible de maltraiter la femme et l'homme qui essayent de gagner leur pain à la sueur de son front. Dans l'entreprise, la citoyenneté doit être pleine et entière et les droits du capital doivent être moins grands que les droits du capital."
 
20h43 : Jean-Luc Mélenchon : "C'est à nous que l'on a reproché d'avoir dit "tous pourris". Ce n'est pas nous qui avons proposé cet incroyable projet de législation qui en un instant proclame que tous les élus sont devenus les suspect. Quelle équipe à la ramasse qui a eu cette idée de demander au président de la république lui-même de présenter ce plan de moralisation de la vie publique... Il propose une haute autorité indépendante pour contrôler le patrimoine des ministres et des élus... Mais il en existe déjà une, elle est déjà indépendante... c'est donc un attrape-nigaud ! Il propose un pôle financier pour contrôler la fraude fiscale, il en existe déjà une. Il faut ensuite publier le patrimoine des ministres, et une fois que cela sera fait que ferez vous ? Croyez-vous que celui ou celle qui a envie de mentir ne mentira pas comme d'habitude ? Que Cahuzac ne l'ait pas fait ? Ensuite, il faut éradiquer les paradis fiscaux ??? Éradiquer? Mais ce n'est pas possible. Mais comment va-t-il faire ?
Il faut interdire aux banques françaises d'avoir des filiales dans les paradis fiscaux, ça c'est concret !!! Lever le secret bancaire !"

20h42 : Jean-Luc Mélenchon : "Non, tout n'est pas perdu. Nous sommes la première puissance économique du monde, nous pouvons relever tous les défis. Gardez en vous intacte la flamme de l'enthousiasme, car c'est à elle que nous ferons appel le moment venu."

20h36 : Jean-Luc Mélenchon : "La force dont vous faites la démonstration une fois de plus en acceptant de vous rassembler signale au pays qu'il dispose d'une énergie intacte et disponible pour les grandes tâches qui attendent ce pays."

20h34 : Jean-Luc Mélenchon : "Ce n'est pas parce que nous n'avons pas gagné pour l'instant que nous devons nous comporter comme si nous n'allions pas gagné demain. Nous sommes restés unis, indépendants, autonomes !"

20h33 : Jean-Luc Mélenchon est à la tribune. Le public scande "Président, Président !"

20h28 : Clémentine Autain : "Notre enjeu du moment c'est la capacité à fédérer, à rassembler. Le Front de Gauche est une étape, il faut maintenant fédérer le peuple et pour le faire gagner, nous devons, nous, afficher une cohérence au sein du Front de Gauche, pour qu'il soit un point d'appui pour toutes celles et tous ceux qui luttent et qui ont envie de s'investir dans un changement véritable. Nous avons besoin d'affirmer notre autonomie vis à vis d'une gauche à l'eau de rose, affirmer clairement que nous voulons être une alternative politique, que nous avons d'autres valeurs".

20h23 : Clémentine Autain : "Il faut changer un certain nombre de règles et de normes, et en ce qui concerne la finance, il faut être particulièrement clair. L'évasion fiscale a été estimée à 600 milliards d'euros. Et après on demande au plus grand nombre de se serrer la ceinture ? L'heure est venue de mener la confrontation contre le grand capital, le cadre institutionnel doit être révisé du sol au plafond, la 5ème république doit être révisée, on voit bien que cela ne marche plus".

20h20 : Clémentine Autain : "La défiance envers les représentants politiques est telle qu'il faut un mouvement de rupture profond pour que le peuple reprenne confiance. L'affaire Cahuzac nous a fait voir à quel point un système oligarchique domine aujourd'hui, nous avons vu à quel point la démocratie est malade, à quel point le monde est dominé par l'argent."

20h18 : Clémentine Autain : "Ce sont nos valeurs que l'on bafoue aujourd'hui. L'égalité sociale est une vaste blague, je ne vous parle même pas de l'égalité homme-femme... Elle est introuvable. Entre les hétéros et les homos ? C'est bien, mais cela ne fera pas le compte global. La fraternité par contre, c'est celle de l'oligarchie qui fait la morale sur des jeunes des quartiers qui volent un sac à main, pendant que d'autres ferment nos usines et amassent des millions. Cette République on n'en veut plus !"

20h16 : Clémentine Autain est à la tribune. "On nous avait promis une république irréprochable, un an plus tard on se retrouve avec une république agonisante, avec un ministre du Budget qui nous a menti les yeux dans les yeux".

19h47 : Marie-Christine Vergiat : J'ai toujours en mémoire le discours de Jean-Luc au Prado : "l'immigration n'est pas un problème, mais une richesse, pas seulement sur le plan économique et sociale, aussi sur le plan culturel." Nous pensons que d'autres solutions sont possibles, au lieu de bloquer les hommes, nous ferions mieux de bloquer les marchandises, en imposant des visas au niveau des frontières, pour empêcher les produits qui ne respectent pas la réglementation économique et sociale d'arriver en France.

19h40 : Marie-Christine Vergiat : "Les écarts entre les plus riches et les plus pauvres ne cessent d'augmenter. Les politiques que mènent l'Union Européenne ne tiennent compte que des intérêts des grandes entreprises. Nous savons bien en France, ce que sont les conséquences des privatisations".  

19h37 : C'est la députée Marie-Christine Vergiat qui prend le relais à la tribune. "Tout le système capitaliste est en crise. Je suis de plus en plus attérée de voir l'incapacité des députés européens de faire la moindre proposition d'alternative", lance-t-elle.

19h34 : Gaby Charroux aborde enfin le projet de Métropole, "sur lequel le gouvernement continue de s'acharner". "Les contours et le contenu de la métropole vont être décidés alors que les règles qui fixe la décentralisation seront établies plus tard", explique le député.

19h30 : Gaby Charroux évoque le projet de loi sur la sécurisation de l'emploi adopté hier. "Ce texte n'a été adopté que par 250 voix, soit par une minorité de députés. J'en appelle désormais aux sénateurs pour qu'ils imposent le retrait de ce projet de loi", argue-t-il.

19h27 : C'est Gaby Charroux qui est le premier à intervenir. "Kem One représente ce qui a de plus inacceptable dans la société capitaliste", déclare-t-il à la tribune. Le député-maire revient en détails sur cette affaire, mettant en cause la responsabilité du précédent gouvernement, et de Gary Klesh, "qui détourne des millions d'euros dans les paradis fiscaux". Gaby Charroux en appelle à l'État, pour "qu'il se substitue à l'industriel et rachète l'activité de Kem One pour la somme symbolique d'un euro".

19h23 : Le meeting commence. Les différents invités qui seront amenés à prendre la parole au cours de la soirée montent sur scène. Parmi eux Jean-Luc Mélenchon, qui harangue la foule.  

19h05 : Un reportage sur les différents conflits sociaux en cours dans le département est diffusé en introduction du meeting : Fralib et Kem One en tête.

18h50 : Nos envoyés spéciaux sur place décrivent une ambiance "bon enfant", propice à la discussion et au débat d'idées, animée par des militants qui portent des bannières différentes, mais qui ont l'habitude de battre le pavé ensemble.

18h30 : Les militants du Parti de Gauche, du Parti Communiste Français et du Front de Gauche se regroupent progressivement sous la Halle de Martigues. Plus de 3000 personnes sont attendues pour ce "meeting festif". Au programme, les interventions su scène du député-maire de Martigues Gaby Charroux, de Marie-Christine Vergiat, députée européenne du Sud-Est, mais aussi de Clémentine Autain, de Pierre Laurent, et de Jean-Luc Mélenchon.

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Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche