Monoprix, Nestlé, luttes gagnantes

Monoprix, Nestlé, luttes gagnantes

Je me félicite du succès de la lutte menée par les employés de Monoprix et de Nestlé. Ces mobilisations gagnantes ne font que nous donner à tous plus de courage pour la suite. Je vous invite à lire l'article publié dans l'humanité qui relate le récit de ces mobilisations réussies.

Succès pour les employées de deux magasins, après vingt jours de grève sur les salaires. Nestlé condamné pour avoir fermé une usine sans justification économique.

Vingt-deux jours de grève (la première dans l’histoire du site) avec les syndicats CGT et FO, un mouvement soutenu, y compris par des débrayages, dans nombre d’autres magasins de la chaîne, et au bout le succès. Vendredi, les salariés du Monoprix du rond-point Prado, à Marseille, ont signé, avec leur direction, un accord de fin de conflit qui leur donne largement satisfaction. La question des salaires était au centre de la bagarre. L’accord prévoit une augmentation du nombre d’heures, parfois jusqu’à 35heures, des contrats de travail à temps partiel et une révision des classifications, qui se solderont par des hausses de rémunérations. D’autres avantages, comme le parking gratuit ou une distribution plus juste des tickets restaurant, sont aussi à mettre à l’actif d’une lutte qui s’est longtemps heurtée à une direction intransigeante. À Marseille toujours, les employés d’un autre magasin Monoprix, celui de la Canebière, ont eux aussi trouvé une issue heureuse après vingt jours de grève qui portait sur les mêmes revendications ainsi que sur le «harcèlement de l’encadrement». Pour l’ensemble des salariés de Monoprix, dont beaucoup avaient exprimé leur soutien à leurs collègues marseillais, «c’est une grande victoire!», salue la CGT.

La victoire que viennent de remporter les anciens salariés de l’usine Nestlé de Saint-Menet, dans le 11e arrondissement de Marseille, n’est pas moins belle, même s’ils pourront lui trouver un goût amer. En 2004, le géant de l’agroalimentaire annonçait sa décision de fermer cette usine, qui comptait 427 salariés, en invoquant des raisons économiques. Après des mois d’une bagarre acharnée, les travailleurs obtenaient un accord de reprise du site par la société Netcacao, avec 180 personnes. Syndicats et salariés ont sans cesse contesté la validité économique de la décision de Nestlé. Le 7octobre, le conseil de prud’hommes de Marseille leur a donné raison. Selon le jugement, «la réorganisation qui a conduit à la fermeture du site n’était pas justifiée par la nécessité de sauvegarder la compétitivité du secteur d’activité du groupe auquel il appartenait, cette compétitivité n’étant exposée à aucune menace sérieuse susceptible de mettre en jeu sa place de leader sur le marché». Les prud’hommes condamnent donc Nestlé à indemniser 140 salariés dont le licenciement était «dépourvu de cause réelle et sérieuse». Ils recevront entre 15 000 et 55 000 euros, selon les cas.

Créé avec l'aide de Drupal, un système de gestion de contenu "opensource"

Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche