Nouvelle fin de non-recevoir en préfecture pour les ex-Chaberte

Nouvelle fin de non-recevoir en préfecture pour les ex-Chaberte

Le mercredi 27 février 2013, avec une petite délégation d’élus – les conseillers régionaux Philippe Chesneau (Europe Écologie, Les Verts), Alain Bolla et Luc Leandri (Front de gauche) – nous avons été reçu en préfecture par la directrice de cabinet du préfet du Var, afin de défendre la situation de ces familles auprès des pouvoirs publics. La délégation s’est heurtée à une fin de non-recevoir : la préfecture du Var, tout comme TPM, refuse de prendre en considération l’existence de gens du voyage sédentarisés. Voici l'article publié dans le journal La Marseillaise suite à cette action.

A l’intégration prônée par l’UE le Var répond « assimilation » par Romain Alcaraz, La Marseillaise, 28 février 2013

Les jours passent et malheureusement se ressemblent pour les ex-Chaberte. Attendre une décision de justice, recevoir le soutien des associations ou d’élus, mais finalement constater que les choses n’évoluent guère en leur faveur. C’est le quotidien des familles Karl et Erter, installées depuis dix ans sur le terrain gardéen de La Chaberte avant que TPM, propriétaire, ne les en expulse.

Ils sont aujourd’hui sur le terrain de Barnéoud, près de Babou. Et une nouvelle fois, ils sont menacés d’expulsion, par le propriétaire (privé cette fois).

Hier, ils ont reçu Marie-Christine Vergiat, députée européenne Front de gauche, venue soutenir la cause de la soixantaine de personnes. « La situation est surréaliste. Ces familles sont intégrées, mais elles sont expulsées alors qu’elles ont montré leur volonté d’intégration rien que par le fait d’avoir fait scolariser leurs enfants...  » Aujourd’hui, ces enfants ne peuvent plus bénéficier du ramassage scolaire puisque le terrain occupé est situé sur la commune de La Valette...

Pas de solution : insatisfaisant.

Le problème majeur, selon la députée, c’est que « TPM cherche à imposer un mode de vie ». « La communauté d’agglomération laisse deux options : être sédentaires en habitation ou être sur les routes. Or il y a une troisième possibilité que TPM ne reconnaît pas : les sédentaires en habitat mobile. »

Quand nous l’avions interrogée, l’agglo avait effectivement fait preuve d’une certaine incrédulité face à une communauté de « gens du voyage sédentaires ». « Nous savons faire du logement social pour les sédentaires, et des aires d’accueil pour les gens du voyage », tranchait Valérie Paecht-Luccioni.

Marie-Christine Vergiat reprend : « On n’accepte pas cesfamilles qui ne sont pas dans la norme. TPM n’aurait pas dû demander l’expulsion sans une solution à proposer. » La député a ensuite été reçue en préfecture par la directrice de cabinet. « Le moins que l’on puisse dire c’est que l’absence de solution des services de l’État est insatisfaisante. » S’appuyant à nouveau sur l’argument qui consiste à dire que « des solutions ont été proposées » (en HLM) la préfecture du Var se tient droite dans ses bottes du côté de la loi.

« D’autres pratiques sont possibles dans le cadre de la même loi », soupire la députée, prenant exemple sur ces autres Schémas départementaux qui offrent dans leurs territoires des aaires pour gens du voyage sédentarisés... « Nous allons saisir les ministres concernés », conclut Marie-Christine Vergiat.

Romain Alcaraz

 

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Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche