Urgence pour les droits de l'Homme en Guinée - Conakry ! Le Parlement européen doit s'engager

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Le 28 septembre dernier, une manifestation pacifiste de la société civile guinéenne a été réprimée dans le sang : plus de 150 morts, plus de 1.250 blessés auxquels doivent s'ajouter de nombreuses femmes violées.
Depuis lors, la répression dont il ne fait aucun doute qu'elle a été organisée par des proches de la junte militaire au pouvoir depuis décembre 2008 n'a pas cessé.

La société civile guinéenne appelle au secours la communauté internationale. Le Parlement européen qui se fait le chantre de la défense des droits de l'Homme au Moyen-Orient, en Europe de l'Est et en Amérique latine doit tout mettre en œuvre pour répondre à cet appel.

Le groupe GUE/NGL au Parlement européen a obtenu un débat sur ce sujet en séance publique ce mercredi 7 octobre, en demandant :

- la condamnation expresse de la répression, l'arrêt des persécutions et la libération de toutes les personnes emprisonnées,
- la mise en place d'une commission d'enquête internationale sur les faits qui se sont produits le 28 septembre et dans les jours qui ont suivi en Guinée,
- l'adoption de sanctions adaptées pour tous les auteurs des crimes commis,
- le gel de toute aide autre qu'humanitaire et alimentaire et notamment la suspension temporaire immédiate de la Guinée de l'Accord de Cotonou et de l'accord de partenariat sur la pêche entre l'UE et la Guinée,
- la mise en œuvre des moyens permettant l'engagement rapide d'un processus démocratique et l'organisation rapide d'élections.
Nous nous félicitons du débat qui a eu lieu ce mercredi 7 octobre en séance plénière du Parlement européen et des déclarations de la Présidence suédoise. Mais cela ne suffit pas car la Guinée et surtout sa population ne peuvent se contenter de discours et de déclarations. Elle demande des actes. Cela commence par le refus de la mise en œuvre de l'accord de partenariat sur la pêche entre l'UE et la Guinée, contrairement à ce que souhaite la Commission et à la position du PPE.

Le groupe GUE/NGL demandera donc le vote d'une résolution lors de la session plénière du Parlement européen à Strasbourg du 19 au 22 octobre, reprenant l'ensemble ces propositions.

N'attendons pas un nouveau Rwanda pour pleurer. Les droits de l'Homme et la démocratie doivent être défendus partout dans le monde avec la même force.

Marie-Christine VERGIAT

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Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche