Victoire en commission culture et éducation contre une tentative de réécriture de l'histoire

Communiqué de presse de Marie-Christine Vergiat députée européenne Front de Gauche - Bruxelles 17/12/2013

Le 17 décembre, le rapport de Marek MIGALSKI sur la Mémoire historique dans l’éducation et la culture au sein de l’Union Européenne a été rejeté en Commission de la culture et de l’éducation (11 pour, 13 contre et 4 abstentions). Ce projet de rapport, comme d'autres, correspond à une tentative de réécriture de l'histoire par certains députés. Cette forme de révisionnisme sévit déjà dans certains États membres où on assiste à une réhabilitation des régimes qui ont collaborés avec le nazisme et à une tentative de criminalisation des partis communistes d’aujourd’hui

Ce projet de rapport tentait de franchir une nouvelle étape en ne considérant l'histoire de l'Europe qu’après la Seconde Guerre Mondiale et en la ramenant à ses seules "valeurs  judéo-chrétiennes". En assimilant nazisme, stalinisme et communisme – fut-il qualifié de "totalitaire" – ce qui amenait à banaliser le nazisme et son idéologie génocidaire. C’est aussi une insulte à la mémoire des communistes et de tous les démocrates qui se sont battus contre le nazisme en le payant y compris de leur vie.

Ce n’est pas la vision de l’histoire qui est portée par la communauté universitaire et notamment les historiens.

Les députés de la GUE-NGL refusent cette approche de l’histoire car ils refusent que les politiques cherchent à écrire l’Histoire.

Enfin, nous n’acceptons pas l'assimilation faite entre l'histoire du continent européen et celle de la construction de l'UE.

Nous avons voté contre ce rapport car nous défendons :
-    la diversité et le respect des différentes cultures et peuples qui constituent l'Europe,
-    une histoire européenne qui respecte cette diversité, qui n’occulte aucun des régimes totalitaires qui ont sévi en Europe et qui prend également en compte la passé colonial,
-    la séparation entre le travail politique et celui des historiens et chercheurs,
-    les principes démocratiques qui incluent le débat et la possibilité d'une vision critique de l'UE, de sa construction et de son histoire.

Je me félicite de cette décision par laquelle les députés ont exprimé leur volonté de refuser de soutenir une vision tronquée de l’histoire, qui aurait amené à une véritable dérive.

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