"Volx : ils veulent faire sortir la démocratie du cercueil du CETA" - La Marseillaise

"Volx : ils veulent faire sortir la démocratie du cercueil du CETA" - La Marseillaise

J'ai participé à la table ronde sur le CETA organisée par le collectif Stop CETA 04 le samedi 7 avril à Volx (Alpes de Haute-Provence).

Retrouvez l'article de la Marseillaise qui revient sur cet évènement ici.

Table ronde initiée par le collectif Stop CETA 04 samedi à Volx dans les Alpes de Haute-Provence. Les opposants à l’accord de libre échange exigent un référendum.

« CETA nous de choisir : référendum ! ». La revendication sera au centre d’une table ronde ce 7 avril à 16h30 au foyer rural de Volx avec la participation de Mathilde Panot, députée FI du Val de Marne, Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne, Marie-Christine Vergiat, députée européenne FdG, Frédéric Viale, membre de la commission libre échange ATTAC. Ce débat est à l’initiative du Collectif « Stop CETA » 04 qui regroupe une quinzaine d’organisations.

Pour annoncer l’événement, une distribution “happening” a samedi enterré la démocratie et l’agriculture paysanne. Le cercueil de la déambulation a traversé les allées du marché de Manosque et les prises de parole ont donné à la population le sens de ces obsèques. L’accord de libre échange entre l’Union européenne et le Canada est entré en application provisoire le 21 septembre 2017.

Il est encore temps de faire reculer le cortège funéraire, chaque Etat membre devant désormais se prononcer sur la ratification. Les opposants exigent un référendum pour permettre à tous de s’emparer du débat, d’être éclairés sur le CETA et ses conséquences que le collectif met en lumière : Le bradage des normes sociales et écologiques, la mise en place de tribunaux privés entre Etats et investisseurs, la condamnation de l’agriculture paysanne, la relégation de la transition écologique.
Le commerce roi

Les multinationales considèrent comme des entraves au commerce les normes et réglementations sociales, sanitaires, écologiques qui protègent les salariés et les consommateurs. « Avant les parlements européens ou nationaux, les entreprises pourront s’immiscer dans l’écriture des projets de lois, pour minimiser les réglementations néfastes pour le commerce et l’investissement ».

Les entreprises pourront faire appel à des tribunaux privés pour obtenir réparation de pertes de profits potentiels. Ainsi, « l’entreprise canadienne Trans-Canada exige des USA une compensation de 15 milliards de dollars suite au rejet du Président Obama, répondant à une forte mobilisation populaire, d’un projet de pipeline climaticide. »

Le CETA appelle à renoncer aux mesures sanitaires et phytosanitaires créant des « barrières injustifiées au commerce ». Une activité agricole tournée vers l’exportation « entraînera son industrialisation, la disparition de nombreuses exploitations et la dégradation de notre environnement. 32 fromages sur 53 (dont le Banon) disparaîtraient des appellations d’origine protégée. Le Canada et les États-Unis, gros producteurs de substances OGM, pourront s’appuyer sur ces accords pour nous imposer leurs viandes traitées à la ractopamine, leurs saumons OGM... ». Les tribunaux arbitraux et la coopération réglementaire « limiteront la capacité des États et des collectivités à agir pour la transition énergétique. A titre d’exemple, le commerce des énergies fossiles nocives (gaz de schiste), sera libéralisé. »

N.V.

Pétition sur www.collectifstoptafta.org

Créé avec l'aide de Drupal, un système de gestion de contenu "opensource"

Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche