De Paris à Athènes : solidarité avec le peuple grec - chronique pour le Travailleur alpin

De Paris à Athènes : solidarité avec le peuple grec - chronique pour le Travailleur alpin

Depuis la victoire de SYRIZA, c’est à un vrai bras de fer que se livrent le gouvernement grec et ses créanciers. A en croire certains, le nouveau gouvernement devait plier rapidement et se rendre à la raison économique. Que nenni, quatre mois plus tard, il tient bon envers et contre tous.

Le débat a d’abord enfin été amené devant l’opinion publique et au niveau politique.

Fort du mandat que lui a confié le peuple grec, Alexis Tsipras a refusé de plier aux diktats des créanciers contrairement à ses prédécesseurs et comme l’a fait, d’une autre manière, François Hollande avec le Pacte budgétaire.

Des concessions ont été faites notamment sur les privatisations, le salaire minimum  et la TVA mais la plupart ne sont que partie remise. Il fallait négocier pour tenir compte de l’attachement des Grecs à l’Europe et avoir du temps pour mettre en œuvre les réformes les plus urgentes pour faire face à la crise sociale et humanitaire à laquelle est confrontée la Grèce. Promesses tenues notamment en matière de couverture santé, de réintégration des fonctionnaires et notamment des femmes de ménage ou encore de fermeture de la plupart des centres de rétention.

Et que s’est-il passé en face ? Rien ou presque. Les créanciers de la Grèce se sont drapés dans leurs certitudes.  Tout juste ont-ils accepté de donner à la Grèce quatre mois pour présenter ses réformes. Pendant ce temps, aucun fond européen n’a été versé. Pire, le financement des banques grecques été limité et son coût renchéri.

Le gouvernement grec a multiplié les  propositions faites mais fin mai , Alexis Tsipras a signé la fin de la récréation et annoncé que les lignes rouges étaient désormais atteintes et qu’il n’y aurait plus la moindre concession et notamment pas de réforme des retraites comme le demandait le FMI.

La stratégie du nœud coulant a-t-elle échouée ?  Les créanciers semblent aujourd’hui divisés. Allons-nous assister à un Grexit ? Je n’y crois pas et peut-être que je prends ainsi des risques, les faits pouvant avoir démontré le contraire quand vous lirez ces lignes.

Ceux qui prendraient ce risque ouvrirait une boite de Pandore dont nul aujourd’hui ne peut prévoir les conséquences qui peuvent atteindre toute la zone euro et peut être même creuser sa tombe comme l’a très bien dit Alexis Tsipras.

Le plus probable est que les institutions européennes vont une nouvelle fois chercher à gagner du temps.

Ce qui est sûr, c’est que la Grèce aura besoin de notre solidarité et que leur échec serait aussi le nôtre : celui d’une alternative politique en Europe.
Pour le moment, nos amis grecs sont de redoutables joueurs d’échecs…..

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Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche