En 2014 mobilisons-nous pour renforcer la Gauche européenne

En 2014 mobilisons-nous pour renforcer la Gauche européenne

Au seuil de cette nouvelle année, je veux bien sûr vous présenter tous mes vœux pour 2014 sur le plan personnel mais aussi plus largement  notamment sur le plan politique.
Je souhaite qu'en 2014, nul n'oublie que c'est ensemble que nous sommes fort(e)s.
Nos différences sont une richesse sur le plan politique comme dans d'autres domaines, sur le plan des idées comme sur le plan organisationnel. Encore faut-il d'abord penser à ce qui nous est commun, à ce que nous voulons construire ensemble. C'est ainsi que nous pouvons rassembler pour porter largement ces alternatives dont nous avons tant besoin en France et en Europe.

Je voudrais illustrer cela à travers un retour sur le Congrès de la Gauche européenne mi- décembre à Madrid en disant d’abord que, pour moi et beaucoup d’autres participants à ce Congrès, ce fut un beau Congrès. Je le dis d’autant mieux que j’étais au Congrès de Paris en décembre 2010 et ai donc pu voir le chemin parcouru.
Deux moments ont été particulièrement forts pour moi.
D’abord, la participation de la Confédération européenne des syndicats via son Président José Ignacio Fernandez Toxo et sa Secrétaire générale, Bernadette Segol. J’ai été frappée par nos convergences d’analyses et la volonté de travailler à des propositions alternatives. C’est un pas positif vers l’organisation du Forum européen des Alternatives qui devrait avoir lieu à l’automne 2014 (espace politique nouveau ouvert aux forces politiques, sociales et syndicales).
Ensuite, la remarquable intervention du Vice-Président de Bolivie, Alvaro Garcia Linera. Son regard sur l’Europe, la gauche européenne et l’avenir des forces progressistes dans le monde était d’une richesse extraordinaire. Il a voulu être direct, franc et porteur de propositions. « Elle est bien loin », nous a-t-il dit, « l’Europe des lumières, des révoltes, des grands universalismes qui ont fait bougé le monde». Aujourd’hui, nous voyons une Europe apathique et fatiguée, repliée sur elle-même, pleine d’auto satisfaction, celle des grandes entreprises et non des peuples. »
 Analysant la crise actuelle du capitalisme et ses conséquences, il nous a ensuite « formulé quelques suggestions », valables des deux côtés de l’Atlantique en nous invitant à construire un nouveau sentiment commun, en récupérant le concept de démocratie qui se meure quand elle se limite à sa vision institutionnelle, en récupérant également la revendication de l’universel (idéaux, droits et biens communs) et en nous battant pour une « protection radicale de l’écologie » par une nouvelle relation entre l’être humain et la nature, ceci en lien direct avec la mobilisation des Boliviens sur la reconnaissance de l’eau comme bien commun de l’Humanité. 
Le Congrès s’est doté à 78,6% d’une nouvelle présidence collégiale avec  Pierre Laurent, Alexis Tsipras, Marisa Matias (Portugal), Maite Mola (PCE), Margarita Mileva (Bulgarie) Diether Dehm (Die Linke) et a décidé à 84 % de proposer la candidature d’Alexis Tsipras à la Présidence de la Commission européenne.
La résolution politique générale a été adoptée à 85,3 % et les axes programmatiques assez généralistes pour les élections européennes à 86 ,4 %. 
Enfin, la résolution sur l’écosocialisme présentée par le Parti de gauche et soutenue par le Bloc de gauche (Portugal), l’Alliance rouge et verte (Danemark), Die Linke (Allemagne) et Syriza (Grèce) a obtenu une majorité relative de 47,6 %. Voyons-y un outil de construction à venir notamment avec nos ami(e)s de la Gauche verte nordique plutôt qu’une source de division interne franco-française.
Alors haut les cœurs, appuyons nous sur ces travaux riches et vive la Gauche européenne, vive le Front de Gauche.

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Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche