Plus que jamais solidaires de nos ami(e)s grec(que)s - chronique pour le Travailleur alpin

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J’ai terminé mon dernier billet sur la victoire de SYRIZA et l’espoir qu’il représentait pour toute l’Europe. Je disais que, pour nos camarades grec(que)s, le bras de fer avec les institutions européennes allait être difficile. Et elle l’a été.

C’est pourquoi, je trouve assez surréaliste qu’illico presto des cris de trahison soient lancés par certaines voix à gauche. Qui pouvait espérer qu’un pays comme la Grèce allait du jour au lendemain changer le rapport de force dans l’Union européenne.

Que s’est-il joué à Bruxelles ?

D’abord, pour la première fois, le débat a été porté au niveau politique et les mesures des technocrates de la Troïka ont été non seulement discutées mais contestées. Non le gouvernement grec ne s’est pas couché devant les diktats européens contrairement à ce qu’ont fait, successivement, François Hollande et Mattéo Renzi, il a négocié pied à pied. SIRIZA avait dit qu’a priori, ils ne voulaient pas sortir de l’UE, ni même de l’euro. Ils devaient donc négocier et accepter cette logique de compromis d’abord et avant tout pour gagner du temps. Ils ont donc accepté la prolongation de l’aide européenne pour 4 mois afin de commencer à mettre en œuvre leur programme sans mettre en cause pour le moment la question de la dette.

Et qu’ont-ils accepté finalement dans le cadre de l’eurogroupe :
-    D’améliorer les rentrées fiscales et leur juste répartition, autrement dit une réforme fiscale et  il y a de quoi faire en Grèce tant les plus riches semblent échapper à l’impôt,
-    De lutter contre la fraude fiscale et l'évasion fiscale et là aussi, on sait qu’il y a urgence en Grèce,
-    De réformer l’administration, autrement dit mettre en place une administration efficace et lutter la corruption alors que, depuis 30 ans,  les deux grands partis qui se sont partagés le pouvoir semblent avoir privilégié le clientélisme tant en matière d’embauches que de licenciements, réforme indispensable pour obtenir des résultats sur les deux premières points,
-    De mettre en place leur plan contre la crise humanitaire.
S’il y a un bémol, c’est sans doute sur la question des privatisations puisqu’Athènes s'est engagée à respecter les privatisations déjà finalisées et à achever les appels d'offres lancés « conformément à la loi ». C’est un recul mais plus subtil que certains veulent le faire croire car le « respect de la loi » va sans doute permettre de remettre en cause nombre de choses (cf. la corruption évoquée ci-dessus).

Je ne veux pas faire preuve d’un excès d’optimisme mais je pense sincèrement que rien n’est joué. L’accord s’est noué sur un certain nombre d’ambiguïtés pouvant donner lieu à des interprétations différentes. Elles seront la clé de la prochaine négociation dans quatre mois.
Et depuis, le gouvernement grec met bel et bien en œuvre son programme. Le Parlement grec met en place une commission d'audit sur la dette publique et une enquête sur la façon dont le pays a été mis sous tutelle de la Troïka et les premières lois traiteront de la crise sociale (facilités de paiement pour les ménages endettés, protection contre l'expulsion...), de la réouverture de la chaîne publique ERT et du relèvement du salaire minimum de 586 à 654 euros. Ont également été annoncées l’octroi de la nationalité grecque à tous les enfants nés sur le territoire et la fermeture des centres de rétention.
Alors où sont les reniements ? Ce n’est pas de coups de poignards dans le dos dont nos ami(e)s grec(que)s ont besoin mais plus que jamais de solidarité.

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Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche