Mes chroniques

Ces chroniques sont publiées chaque mois dans le travailleur alpin, un journal mensuel engagé qui est publié par la fédération de l'Isère du Parti communiste Français.

"Fin juin, nous sortions d'une campagne exaltante et nous étions ravis de nous être enfin débarassés de Nicolas Sarkozy. Nous étions sans illusion mais quand même le moins que l'on puisse dire c'est que la rentrée ne s'annonce pas sous les meilleures auspices.
Il y eut d'abord la reprise des expulsions de Roms et j'aurais sans doute l'occasion de revenir sur ce sujet. Il y a eu les ronds de jambe au MEDEF de la rentrée remplaçant les déclarations tonitruantes de juin sur les plans de licenciements dont PSA est une sorte de symbole, les tergiversations sur le prix du carburant, la cacophonie sur le nucléaire et bien d'autres mais je vais m'en tenir à la façon dont le gouvernement se coule dans le carcan de l'Europe libérale.
Reprenons d'abord quelques citations du Président de la République lors de la campagne.

mardi, 9 octobre, 2012 - 10:53

Au moment où j’écris ces lignes, il y a 7 ans jour pour jour que le peuple français rejetait le Traité constitutionnel.  Et chaque jour nous voyons un peu plus combien nous avons eu raison de faire campagne pour le non. Nous voyons combien chaque jour les promesses en matière de démocratie, de droits fondamentaux (comme ils disent) et d’Europe sociale étaient au mieux des illusions, mais plus souvent des mensonges éhontés.

lundi, 25 juin, 2012 - 16:12

Nous venons de vivre une campagne électorale dense et riche. Nous avons mobilisé des milliers de citoyens et d’électeurs sur la nécessité de changer de façon radicale les politiques actuellement conduites en France et en Europe.
Nous avons largement participé à la victoire de la gauche, à l’élection d’un nouveau président de la République et d’une majorité de gauche à l’Assemblée nationale.
Les résultats en termes de sièges ne sont pas à la hauteur de nos espoirs et de la formidable mobilisation que nous avons mise en œuvre. Deux fois plus de voix qu’en 2007 et deux fois moins de députés, c’est dur à avaler. D’autant plus que les Verts, par exemple, ont un résultat à peu près inverse puisqu’ils ont plus de députés avec environ deux fois moins de voix que le Front de Gauche.

vendredi, 22 juin, 2012 - 13:52

2012-05-15 - L’arrivée à la tête de l’Etat d’un nouveau Président de la République nous fait pousser un immense « Ouf » de soulagement.  La réélection de Nicolas Sarkozy aurait été une véritable catastrophe. Nous savions comment il aurait poursuivi sa casse des services publics, de la fonction publique et plus généralement de l’ensemble des acquis sociaux. Son bilan comme son programme était clair. Austérité, austérité, toujours pour les mêmes. Mais la tournure de la campagne du 2ème tour dans laquelle le Président candidat est délibérément parti à la chasse aux voix du Front national nous laissait augurer des choses bien pires encore. Haro sur les syndicalistes, les chômeurs et bien sûr les immigrés. A défaut de pouvoir défendre son bilan et de pouvoir présenter un programme crédible, Nicolas Sarkozy a multiplié les boucs émissaires.

mardi, 15 mai, 2012 - 13:45

Curieux de voir comment l’enjeu européen a disparu de la campagne pour ses plus virulents thuriféraires. Qu’est-ce à dire ? Que ce n’est plus un  sujet ? Ou bien plutôt que pour ceux-là même, il ne faut surtout pas ouvrir le débat avec les électeurs ? Au Front de gauche, nous pensons le contraire. Nous ne cessons de dire que 70 à 80 % de la politique nationale est impacté par les décisions européennes et qu’il est temps de s’affranchir du Traité de Lisbonne.

mardi, 17 avril, 2012 - 13:40

Au moment où j'écris ces lignes, je rentre à peine de la Bastille, gonflée d'espoir comme ces milliers d'hommes et de femmes qui sont venus des quatre coins de France prendre la Bastille avec nous.
Et je ne peux m'empêcher de penser à tout le chemin parcouru depuis les élections européennes.
Je me souviens de l'incrédulité des femmes et des hommes que nous rencontrions alors durant ce printemps 2009.
Aujourd'hui, c'est un tout autre printemps qui s'annonce.

mardi, 17 avril, 2012 - 13:38

Nicolas Sarkozy a donc réussi son coup et a pu faire adopter le mécanisme européen de stabilité (le MES) par le Parlement français avant les élections présidentielle et  législatives. J’enrage car cela aurait pu être évité.
En effet, le Sénat dispose théoriquement désormais d’une majorité de gauche. Je dis théoriquement car, déjà le  16 février dernier, il a manqué 4 voix pour qu’une proposition de loi visant à interdire les licenciements boursiers, proposée par Annie David, soit adoptée. Et ils viennent de récidiver car la majorité des sénateurs socialistes se sont courageusement abstenus sur le MES.

lundi, 2 avril, 2012 - 11:02

Au moment où j’écris ces lignes, nous sommes à la veille du vote imposé par Nicolas Sarkozy, à l’Assemblée nationale sur le Traité relatif au mécanisme européen de solidarité (le MES). A plusieurs reprises, j’ai eu l’occasion de dénoncer la façon dont les dirigeants européens cadenassent la démocratie pour imposer des politiques ultra-libérales comme il n’en existe nulle part. La lecture de la presse internationale est assez édifiante en ce domaine. Et nombre d’observateurs s’interrogent sur la façon dont les dirigeants européens entrainent leurs pays dans la récession.

mardi, 20 mars, 2012 - 09:22

L’Union européenne nous montre en ce moment un de ses pires visages et risque de provoquer un rejet de toute construction européenne. En cette période difficile, il est donc important de réfléchir à l’Union européenne que nous voulons.
Tout d'abord, au nom de quoi les dirigeants européens et bien d’autres parlent comme si l’Union européenne se confondait avec l’ensemble des pays européens ? Il n’en est rien et il serait temps, là, de cesser de reprendre les travers des dirigeants de ladite Union européenne. Sans revenir sur les détails de la construction européenne, on peut rappeler qu’elle s’est construite via un très petit nombre d’Etats (à 6 puis à 9), avant de passer de 12 à 15, puis à 25 et aujourd’hui 27 et bientôt 28 puisque le processus d’adhésion avec la Croatie est désormais quasiment bouclé.

jeudi, 15 mars, 2012 - 11:13

Depuis quelques jours, il est de bon ton de se pencher sur ce qui se passe en Hongrie à l’occasion de l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution hongroise. Cela se comprend tant la dérive autoritaire du régime est inquiétante.Mais pour avoir une bonne idée de la réalité, il est intéressant de revenir un peu en arrière. Viktor Orban arrive au pouvoir en Hongrie le 23 mai 2010. Le précédent gouvernement a été totalement déconsidéré et il obtient une majorité écrasante de 263 sièges sur les 386 que compte le Parlement hongrois. La Hongrie était alors le seul pays de l’ex bloc soviétique à ne pas avoir changé de Constitution après la chute du Mur, elle avait seulement procédé à plusieurs modifications et cela ne faisait l’objet d’aucun débat.

vendredi, 17 février, 2012 - 12:42
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Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche