Droits et libertés

Conférence de presse GUE/NGL : mon interview sur l'affaire Swift

De la conférence de presse GUE/NGL, mon interview sur l'Affaire SWIFT.

GUE/NGL : "Les députés doivent poser leur veto sur SWIFT! N'acceptez pas de jouer le jeu du Big Brother!"

Argumentant en faveur de la protection des données à caractère personnel et de la vie privée aujourd'hui au Parlement européen, lors du débat sur le transfert des données bancaires aux autorités américaines, le président du GUE/NGL Lothar Bisky a demandé aux députés de poser leur veto sur l'accord pour des motifs de vie privée.

"L'accord SWIFT a été atteint après un processus assez douteux dans une tentative de contourner le Parlement avant l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne. On nous demande d'acquiescer passivement au Big Brother mais il est erroné de permettre cet accès étendu aux banques de données car cela signifie que les citoyens n'auront plus aucun contrôle sur leurs propres données personnelles. Le fait que la date limite pour cet accord ait été fixée ne signifie pas les données ne continueront pas à être stockées", a-t-il déclaré.
 

Accord temporaire SWIFT : Le Traité de Lisbonne n'est-il qu'un chiffon de papier ?

Le Traité de Lisbonne confère de nouveaux droits au Parlement européen en matière de libertés civiles et de justice. Ces questions entrent désormais dans le champ de la co-décision.
Intégrée au Traité de Lisbonne, la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne assure désormais des garanties à tous les ressortissants européens en matière de vie privée.

Or ce mercredi 20 janvier, nous avons eu droit en séance plénière à un débat surréaliste d'une demi-heure auquel la Commission n'a pas daigné participer. Pour sa part le Conseil s'est retranché derrière des problèmes techniques de traduction pour justifier la non-transmission au Parlement européen de l'accord provisoire sur le transfert de données interbancaires SWIFT entre l'Union européenne et les Etats-Unis, alors que le Conseil l'a adopté le 30 novembre 2009, la veille de l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne !

Expulsion d'Afghans vers leur pays en guerre : Le gouvernement français récidive!

On pourrait penser qu'en cette période de fête de fin d'année nos gouvernants pourraient faire preuve d'un minimum d'humanité.
Il semble qu'une telle attitude ne concerne pas la Présidence de la République française qui a confirmé ce matin l'expulsion de onze Afghans, après celle du 21 octobre dernier.

Une telle décision est cohérente avec les déclarations de la Présidence suédoise et de la Commission lors du débat en séance plénière du Parlement européen le 25 novembre dernier, toutes deux ont justifié ces expulsions collectives vers des pays en guerre ou soumis à de fortes tensions.

Il est plus que scandaleux de justifier cette décision par le fait que la Grande-Bretagne expulse chaque année plus d'un millier d'Afghans. Une telle décision est indigne de notre pays.

Déclaration des parlementaires européens contre le retour forcé d'Afghans à Kaboul

Alors que nous interpellions, ici même en séance plénière, le 24 novembre dernier, le Conseil et la Commission, sur les "opérations communes d'éloignement de migrants illégaux vers l'Afghanistan", force est de constater que la France et la Grande-Bretagne cherchent à poursuivre leurs opérations d'expulsion groupées.

Aujourd'hui, neuf afghans retenus au centre de Calais-Coquelles et deux retenus à Lille, se sont vus notifier leur renvoi en Afghanistan pour le mardi 15 décembre.

Alors qu’ils ont fui la guerre et sont venus chercher une protection en Europe, les autorités françaises s'apprêtent à renvoyer ces migrants en Afghanistan les exposant à de graves dangers sécuritaires et humanitaires.  

Expulsions d'Afghans : "Welcome" in Europe

Le fonctionnement du Parlement européen ne cesse de surprendre les militants des droits de l'Homme qui viennent d'y être élu(e)s.

Aujourd'hui le Parlement européen vient de primer le film de Philippe Lioret "Welcome" et nous nous en félicitons. Ce film émouvant a révélé en France la situation dramatique de tous ceux qui vivaient dans la zone de non droit de la "jungle" de Calais. Il a montré comment n'importe quel citoyen confronté à la situation de ceux qui vivent là-bas peut devenir du jour au lendemain un "délinquant de la solidarité".

Expulsions collectives d'Afghans et de réfugiés d'autres pays: l'UE doit mettre en harmonie ses actes avec ses discours

Nous nous félicitons de la tenue d'un débat en séance plénière sur les expulsions récentes d'Afghans vers l'Afghanistan par les gouvernements français et anglais et de Roms vers le Kosovo par l'Allemagne, la Belgique et l'Autriche.

Pour autant les déclarations apportées par la Présidence du Conseil de l'UE et la Commission pour justifier ces expulsions collectives vers des pays en guerre ou soumis à de fortes tensions ne sont pas acceptables.

Le commissaire européen, Jacques Barrot, s'en est tenu à la longue énumération de la législation applicable et le ministre suédois présent a même osé parler d'utilisation rationnelle et équitable des moyens de coopération de l'UE.

Paquet télécoms - GUE/NGL est le seul groupe à défendre la liberté d'expression sur internet

S'exprimant au Parlement européen avant le vote de demain sur le paquet télécom, la députée suédoise du GUE/NGL Eva-Britt Svensson a déclaré que c'est un "dossier qui entrave la liberté d'expression et des droits civils" et elle a donné trois raisons de voter contre:

1. Le compromis n'offre pas de garanties suffisantes pour les citoyens de la part des autorités et des opérateurs internet. Le texte signifie que les droits de l'utilisateur final ne peuvent pas être limités par les Etats membres- mais il ouvre la porte aux entreprises privées d'introduire des restrictions.
 

Système d'information des douanes: Le Parlement européen ne joue pas pleinement son rôle de garant des libertés et des droits fondamentaux

Révision de la décision sur le système d'information des douanes: "le Parlement européen ne joue pas pleinement son rôle de garant des libertés et des droits fondamentaux"

A l'issue du vote en plénière au Parlement européen sur la révision de la décision sur le Système d'information des douanes*, Marie-Christine Vergiat, députée française du groupe GUE/NGL, membre de la commission des Libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures, regrette qu'une majorité de députés européens ait voté un rapport qui ne garantit pas l'équilibre entre sécurité et respect des droits fondamentaux. Le groupe GUE/NGL s'est donc abstenu sur le vote final.
 

EUROPOL: "amélioration de la coopération policière ne doit pas se faire au détriment des libertés publiques fondamentales"

Le groupe GUE/NGL se réjouit du fort soutien du Parlement européen au rejet des quatre propositions du Conseil portant sur le fonctionnement d'EUROPOL. Ces textes concernent notamment la protection de la confidentialité des données qu'EUROPOL peut être amené à transférer, y compris à des pays tiers.

Le Parlement européen a été saisi en urgence afin que ces textes législatifs soient adoptés avant l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne le 1° décembre et donc au détriment des pouvoirs de co-décision du Parlement européen dans la plupart des matières de l'Espace de Liberté, de Sécurité et de Justice.
 
Les rapporteurs et les "shadow rapporteurs" ont tenté d'obtenir du Conseil qu'il retire ses propositions, en vain. Comble de son entêtement, il n'a pas participé au débat en séance plénière. C'est une attitude scandaleuse à l'égard du Parlement européen.

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Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche