Mes chroniques

Plus que jamais solidaires de nos ami(e)s grec(que)s - chronique pour le Travailleur alpin

J’ai terminé mon dernier billet sur la victoire de SYRIZA et l’espoir qu’il représentait pour toute l’Europe. Je disais que, pour nos camarades grec(que)s, le bras de fer avec les institutions européennes allait être difficile. Et elle l’a été.

C’est pourquoi, je trouve assez surréaliste qu’illico presto des cris de trahison soient lancés par certaines voix à gauche. Qui pouvait espérer qu’un pays comme la Grèce allait du jour au lendemain changer le rapport de force dans l’Union européenne.

Que s’est-il joué à Bruxelles ?

Sachons raison garder - chronique pour le Travailleur alpin

Les attentats des 7 et 9 janvier contre Charlie Hebdo, puis le supermarché casher de Vincennes ont soulevé beaucoup d’émotion dans notre pays.

Les raisons qui ont conduits des centaines de milliers de personnes à se mobiliser ont, sans aucun doute, été diverses et variées mais je fais partie de ceux et de celles qui pensent que ce sont d’abord des valeurs de solidarité, de liberté et d’égalité, autrement dits, certes les valeurs républicaines mais aussi celles et surtout celles de la Gauche

Ici et là-bas - chronique pour le Travailleur alpin

La « nouvelle » Commission européenne présidée par l’ancien Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker a enfin été mise en place lundi 3 novembre après adoubement par le Parlement européen, du moins par sa majorité (423 voix pour, 209 contre et 67 abstentions).

Monsieur Juncker a fait moins bien que Manuel Barroso tant en 2004 qu’en 2009. Ladite majorité n’a vraiment pas de quoi être fière car la petite cuisine entre ami(e)s que j’ai dénoncée le mois dernier a tourné à la mauvaise farce. Les propositions du nouveau Président de la Commission ont été acceptées quasiment sans modification.

Petite cuisine entre ami(e)s - chronique pour le Travailleur alpin

Drôle d’ambiance au Parlement européen en ce moment. On a plus que jamais l’impression d’être dans une bulle.

Il n’y est question que des auditions des commissaires européens et les couloirs bruissent du nom de ceux (ou de celles) qui n’auraient pas l’agrément du Parlement européen alors qu’à l’extérieur, tout le monde pensent que la nouvelle Commission est installée depuis que Jean-Claude Junker en a donné la liste et que celle-ci a été approuvée par le Conseil européen (celui des chefs d’Etat et de gouvernement).

Drôle de rentrée - chronique pour le Travailleur alpin

Nous sommes parti(e)s en vacances encore sous le coup des résultats des élections municipales et européennes marqués par la montée de l'extrême droite, une abstention majeure à gauche et un Front de Gauche incapable de capitaliser, d'agréger les mécontentements.

Nous savions déjà que le gouvernement ne tirerait aucune conclusion du résultat des élections européennes. La nomination de Manuel Valls au poste de Premier ministre aux lendemains des municipales ne nous avait laissé aucune illusion. François Hollande, droit dans ses bottes, ne bougerait pas d'un iota. Mais la composition du gouvernement Valls II et surtout les conditions dans lesquelles elle est intervenue en a quand même rajouté une louche. Emmanuel Macron en est le triste symbole.

En route pour un nouveau mandat !

Je tiens tout d'abord à remercier tous ceux et toutes celles qui m'ont soutenue au cours de cette campagne difficile.

J'avoue qu'au soir des résultats, au-delà du coup de massue provoqué par le résultat du Front national, j'étais un peu amère et surtout très en colère.

Cette campagne a été courte, trop courte mais nous avons fait une belle campagne et nous avons quasiment été les seuls à le faire. 

Le PS et l'UMP sont lourdement sanctionnés. La claque donnée au premier ne devant pas faire oublier que c'est l'UMP qui perd le plus grand nombre de sièges (-9) et ceci est tout aussi vrai pour le PPE (Parti populaire européen).

En 2014 mobilisons-nous pour renforcer la Gauche européenne

Au seuil de cette nouvelle année, je veux bien sûr vous présenter tous mes vœux pour 2014 sur le plan personnel mais aussi plus largement  notamment sur le plan politique.
Je souhaite qu'en 2014, nul n'oublie que c'est ensemble que nous sommes fort(e)s.
Nos différences sont une richesse sur le plan politique comme dans d'autres domaines, sur le plan des idées comme sur le plan organisationnel. Encore faut-il d'abord penser à ce qui nous est commun, à ce que nous voulons construire ensemble. C'est ainsi que nous pouvons rassembler pour porter largement ces alternatives dont nous avons tant besoin en France et en Europe.

Je voudrais illustrer cela à travers un retour sur le Congrès de la Gauche européenne mi- décembre à Madrid en disant d’abord que, pour moi et beaucoup d’autres participants à ce Congrès, ce fut un beau Congrès. Je le dis d’autant mieux que j’étais au Congrès de Paris en décembre 2010 et ai donc pu voir le chemin parcouru.
Deux moments ont été particulièrement forts pour moi.

Chronique d'une eurodéputée - le scandale NSA/PRISM

Décembre 2013 - Relisant mes dernières chroniques, je m'aperçois que je n'en ai consacrée aucune au scandale Prism/NSA et pourtant celui-ci occupe beaucoup le Parlement européen, et donc moi-même, ces dernières semaines puisque, depuis le mois de juin, une commission d'enquête a été mise en place pour analyser l'impact de ce programme de surveillance généralisée sur la vie privée des citoyens européens.

Le Parlement européen est la seule instance publique a tenté de réagir. Du côté des gouvernements et de la Commission en dehors de quelques communiqués outragés et "convocations" aimables d'ambassadeurs après que la presse ait révélé que même les chefs d'Etat, et notamment madame Merkel, avaient été espionnés, c'est plutôt le calme plat.

Chronique d'une eurodéputée - les politiques migratoires de l'UE après le dernier drame de Lampedusa

Novembre 2013 - Plus de 350 migrants, essentiellement érythréens, ont perdu la vie à 600 mètres des côtes italiennes. L'ampleur de ce drame a provoqué émotion et indignation montrant une fois encore les conséquences de cette Europe forteresse, repliée sur elle-même, qui, à force de contrôles et de fermeture de ses frontières,  pousse les migrants à prendre de plus en plus de risques, devenant des proies faciles pour les passeurs et les trafiquants de la pire espèce.

Oui, ce drame aurait pu être évité si la loi italienne n'exposait pas les sauveteurs éventuels à des sanctions pénales pour aide à l'immigration illégale.

Oui ce drame aurait pu être évité si les gardes côtes et les bateaux de Frontex (l’Agence de surveillance des frontières de l’UE), y compris ceux des États membres, remplissaient leurs obligations internationales en matière de sauvetage en mer.

Chronique Manuel Valls, les Roms et la bétise

"À vouloir faire l'ange, on finit par faire la bête, du Front National "; Telle est l'une des dernières répliques de Manuel Valls face aux réactions qu'ont suscité ses propos, sans aucun doute xénophobes, sur les Roms.
Bêtise, ignorance et cynisme se mélangent sans doute dans l'esprit du ministre de l'Intérieur qui ose encore se dire de gauche et se réclamer des valeurs républicaines.
Et il prétend apaiser les fractures sur l'Islam et l'immigration en disant la vérité aux Français.

Quelles vérités sortent de sa bouche quand il ose dire que seule une minorité de Roms veulent s'intégrer dans la société française car "ces populations ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres"?

De quels modes de vie parle-t-il ?
Et à qui les comparent-ils ?
Pense-t-il que les modes de vie sont les mêmes partout en France ?
Sait-il que, dans notre pays, 100 000 personnes vivent dans des conditions de pauvreté extrêmes analogues à celles des Roms.

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Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche