Mes chroniques

Chronique d'une eurodéputée N°10 - Solidarité

De quelle Europe, les peuples ont-ils besoin est la question posée dans ce numéro du Travailleur alpin.
En voilà une bonne question ai-je envie de dire et pourquoi n'est-elle jamais posée au niveau des instances européennes ?
Plus sérieusement, il est évident que les peuples européens ont d'abord besoin d'une Europe enfin solidaire. Souvenons-nous de la campagne des élections européennes ? Je me rappelle avoir dit, à ce moment là, qu'il était étonnant de voir tous les candidats faire de la surenchère sur l'Europe sociale. Certains allant même jusqu'à dire que, grâce au Traité de Lisbonne, ils allaient enfin avoir les moyens de le faire.

Où en est-on 18 mois après ? Tous les gouvernements des Etats membres de l'Union européenne sont unanimes pour dire qu'il faut développer la solidarité entre les Etats. Concrétement, ce sont partout en Europe des plans d'austérité d'une ampleur jusqu'alors jamais inégalée afin de répondre aux injonctions des agences de notation. Ces agences  qui dépendent toutes, ou presque, des banques au secours desquelles ces mêmes Etats ont volé au moment de la fameuse crise financière de décembre 2009. J'ai envie de dire : cherchez l'erreur ?

Chronique d'une eurodéputée N°9

Au moment où vous lirez ces lignes, nous aurons franchi le cap d'une nouvelle année, je commencerai donc par vous présenter tous mes voeux pour 2011, des voeux personnels pour vous et vos proches mais aussi des voeux pour le renforcement du Front de Gauche et de cette alternative à gauche à laquelle nombre de nos concitoyen(ne)s aspirent mais dans laquelle ils peinent encore à croire.

Je nous souhaite donc que 2011 serve au mieux cette construction, soit riche en débats et nous épargne des querelles personnelles stériles qui font tant de mal à la crédibilité de ceux et celles qui veulent encore croire en la Politique.
Je suis plus que jamais décidée à mettre toute mon énergie dans cette construction et c'est ce que j'ai voulu faire avec la conférence débat que j'ai organisée à Paris en décembre dernier sur le thème de la citoyenneté.

Chronique d'une eurodéputée n°8

Comme le temps passe vite et comme la vie au Parlement européen semble quelques fois déconnectée de la vie réelle. Pourtant je continue de penser que les batailles valent le coup d’y être menées, c’est ce que je vous ai dit dans ma dernière chronique sur les Roms et c’est encore ce que nous avons vu lors de la dernière assemblée plénière à Strasbourg avec le vote du projet de directive sur le congé de maternité.

Cette directive, bloquée depuis des mois, est sortie par le haut du Parlement européen puisqu’elle prévoit un congé de 20 semaines (contre 16 actuellement en France), pris en charge à 100 % et pouvant être partagé par le père.

Chronique d'une eurodéputée n°7

Oserai je dire que la reprise des travaux au Parlement européen s'est faite sur les chapeaux de roue ?
Nous avons déjà eu deux sessions plénières à Strasbourg et entre les sessions, nous ne chômons guère.

La 1ère session a bien sûr été marquée, du point de vue de notre hexagone, par la condamnation non pas de la France mais de la politique du gouvernement français à l'égard des Roms.

La majorité obtenue a été très large (plus de 80 voix), et cette majorité rend assez dérisoire la façon dont le Président de la République et ses ministres fétiches (les sus-nommés Besson et Lelouche), ont réagi  en jouant la surenchère (pour ne pas dire les vierges effarouchées), et en ne prenant qu'une petite phrase prononcée par Viviane Reding, en la sortant de son contexte et en la caricaturant, oubliant au passage que de très nombreux Roms avaient eux aussi péri dans les camps de la mort et que ce génocide n'avait toujours pas été reconnu pas plus que celui des homosexuels d'aille

Chronique d'une eurodéputée N°6

La période estivale est souvent propice à des réflexions que l'on n'a pas le temps de faire durant les périodes d'activité.
Cet été, j'ai eu envie de revenir à quelques fondamentaux. Passionnée d'histoire, je suis fascinée par l'histoire politique du 19ème siècle qui est pour moi le lieu majeur de la réflexion "socialiste" au sens historique du terme.

La période estivale est souvent propice à des réflexions que l'on n'a pas le temps de faire durant les périodes d'activité.
Cet été, j'ai eu envie de revenir à quelques fondamentaux. Passionnée d'histoire, je suis fascinée par l'histoire politique du 19ème siècle qui est pour moi le lieu majeur de la réflexion "socialiste" au sens historique du terme.

Chronique d'une eurodéputée N°5

Crise et austérité pour les peuples.... Après la Grèce, sorte de bouc émissaire, les plans de rigueur s'étendent désormais quasiment à toute l'Europe. Les mesures de rigueur pèsent toujours sur les mêmes, c'est dire d'abord et avant tout sur les milieux populaires.

Cela fait plus de 30 ans qu'ils nous bassinent avec la crise, crise du pétrole, puis crise de l'industrie, crise économique et aujourd'hui crise financière. Plus de 30 ans que le chômage fait des ravages, qu'après Reagan et Thatcher, ce sont l'ensemble des gouvernements occidentaux, quelles que soient leurs couleurs politiques, qui ont cassé et cassent encore les services publics et démantèlent l'Etat social.

Or, durant cette période, la richesse mondiale n'a cessé de s'accroitre et les écarts entre les plus riches et les plus pauvres n'ont cessé de se creuser.

Chronique d'une eurodéputée N° 4

Décidément le temps passe très vite au Parlement européen et je ne comprend pas que l'on s'y ennuie.
En France, l'activité politique de ces derniers mois a été centrée sur les élections régionales mais cela n'a pas d'incidence sur notre calendrier parlementaire qui ne peut tenir compte de l'ensemble des échéances électorales dans chaque pays (sinon, avec 27 pays membres, nous n'en sortirions jamais).

En outre, mes petits camarades de la GUE/NGL ne m'ont pas laissée chômer. Déjà investie dans les commissions « Libertés civiles » et « Culture /éducation», j'assure désormais la coordination de la sous-commission « droits de l'Homme ».

Chronique d'une eurodéputée N° 3

C'est finalement assez dur que d'essayer de rendre compte une fois par mois de mon mandat européen même si je m'en tiens pour l'essentiel aux sessions de Strasbourg. Pourtant la dernière session qui a lieu du 23 au 26 novembre a été particulièrement chargée. Jugez-en par vous même.

Tout d'abord, lundi, je suis intervenue en séance sur deux textes sur lesquelles j'étais « shadow rapporteur » comme on dit à Bruxelles, autrement dit en français « rapporteur fictif » c'est à dire responsable du suivi de ce texte pour mon groupe : la GUE/NGL[1] : l'un portait sur Europol, et l'autre sur le système d'information des douanes.

Chronique d'une eurodéputée N° 2

Plus de deux mois ont passé depuis ma précédente chronique. Le temps file à toute à l'allure. Que de choses nouvelles, que d'apprentissages !

Tout d'abord, le travail en commission. Je siège à la commission «Culture, éducation» et à la commission «Libertés civiles, justice et affaires intérieures». Deux commissions très différentes :

- la 1ère se mobilise sur des champs qui sont en dehors des Traités et donc hors concurrence et c'est tant mieux.

Chronique d'une eurodéputée N° 1

Curieuse impression que l'arrivée à Strasbourg dans cet immense hémicycle de 738 places pour une nouvelle eurodéputée, avant tout militante associative et sans aucune expérience parlementaire. 50 % de nouveaux député(e)s à chaque élection et c'est aux anciens d'expliquer le fonctionnement de cette énorme machine où les représentants des 27 pays membres parlent 22 langues.

L'ambiance est feutrée. Commission et Conseil des ministres siègent sur les mêmes bancs que les députés et occupent l'extrême droite de l'hémicycle pour la première et l'extrême gauche pour la seconde. Les uns et les autres circulent librement dans les travées parlementaires tout comme les collaborateurs des groupes contrairement à ce qui se passe au Parlement français.

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Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche