Explication de vote : contre la mobilisation du Fonds d'ajustement à la mondialisation pour Air France

Le Parlement européen a adopté à une large majorité le rapport de Marco Zanni demandant la mobilisation du Fonds d'ajustement à la mondialisation à hauteur de 25,9 millions d'euros (un record depuis le lancement de ce fonds !) concernant 3 886 salarié(e)s licenciés chez Air France.

Une majorité de ces salarié(e)s ont entre 55 et 64 ans et auront donc beaucoup de difficultés à retrouver un emploi. Ces licenciements s'inscrivent dans le cadre d'un plan social massif (plus de 8.000 suppressions de postes d'ici à 2015, soit 10% des effectifs de la compagnie aérienne), alors même que le trafic aérien tant européen que mondial est en hausse (3,8% en Europe en 2013) et que 38 % du trafic aérien mondial s'effectue en Europe.

J'ai toujours considéré que les grandes entreprises pouvaient (devaient) trouver d'autres moyens de financer leurs plans de licenciements qu'en faisant appel aux fonds publics et a fortiori aux fonds européens qui en l'espèce ne font qu'"accompagner" les plans sociaux sans aucune plus-value et donc entérinent ces plans sociaux et leur logique destructrices d'emplois d'autant qu'en l'espèce, il s'agit avant tout d'inciter à la création d'entreprises et donc finalement de laisser les salarié(e)s licencié(e)s se débrouiller tout seul. J'ai donc une fois encore refuser cette logique en votant contre.

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Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche