LES CHANGEMENTS PROPOSÉS POUR LES FRONTIÈRES SCHENGEN N’EMPÊCHERONT PAS LE TERRORISME, MAIS VIOLERONT LES DROITS FONDAMENTAUX

LES CHANGEMENTS PROPOSÉS POUR LES FRONTIÈRES SCHENGEN N’EMPÊCHERONT PAS LE TERRORISME, MAIS VIOLERONT LES DROITS FONDAMENTAUX

15/02/2017 Au cours du débat d’hier soir au Parlement européen, les eurodéputés GUE / NGL ont condamné les contrôles proposés via de multiples bases de données pour toutes les personnes entrant et sortant de l'espace Schengen.

(English version below)

L’eurodéputée française Marie-Christine Vergiat, explique: "En vertu du règlement tel qu’il est proposé, tous les ressortissants de pays tiers et tous les citoyens européens seraient systématiquement contrôlés à l'entrée et à la sortie du territoire européen"

"Comme cela est impossible dans la pratique, afin de réduire les retards aux postes frontaliers, il est proposé que des exceptions soient accordées, selon la catégorie de personnes et le type de frontière. Qui peut comprendre la logique à l’œuvre ici?"

"Cette modification du règlement Schengen est une nouvelle étape dans la construction de l’Europe forteresse, construite sur les restes de nos droits fondamentaux."

 

L'eurodéputée irlandaise, Martina Anderson, a pour sa part indiqué qu’ "il est illusoire de penser que la collecte des données des citoyens ordinaires rendra l'Europe plus sûre. Ce règlement n'aurait pas empêché les attaques qui ont eu lieu en Europe".

"Cela ne fonctionnera pas car la collecte massive de données n'est par définition pas ciblée. Il s'agit d'une atteinte aux libertés civiles des citoyens et des résidents de l'UE. C’est invasif et inu tile."

"La Commission n'a même pas fait d'évaluation d'impact pour justifier le règlement avant de le faire passer."

"Si l'Europe veut empêcher le terrorisme, c’est d’une meilleure utilisation des données existantes qu’elle a besoin, d'une meilleure coopération entre la police et les procureurs des États membres et de la promotion de la résolution des conflits au lieu d’attiser les conflits et les guerres extérieures."

 

L’eurodéputée espagnole Marina Albiol, a pour sa part ajouté que  "les frontières de l'Union européenne sont les plus dangereuses du monde pour les demandeurs d'asile et les migrants. De nombreuses frontières de l'UE - comme celles de Ceuta et Melilla - sont des zones fortement militarisées où règne l'impunité. Certaines activités policières à ces frontières qui oeuvrent régulièrement contre ceux qui essaient de trouver un endroit sûr où vivre."

"Des milliers de personnes ont péri en traversant la Méditerranée et aux frontières terrestres entre la Bulgarie, la Grèce et la Turquie."

"Cette proposition veut transformer la liberté de mouvement en son contraire; susciter la peur et forcer les gens à retourner dans des endroits où ils ne sont pas en sécurité et ne pas leur permettre de chercher refuge dans nos pays."

"Ceux qui sont dangereux ce sont ceux qui, dans les institutions européennes, essaient de faire avancer une législation qui est contraire aux droits de l'homme!"

 

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PROPOSED SCHENGEN BORDER CHECKS WON’T PREVENT TERRORISM, BUT WILL BREACH FUNDAMENTAL RIGHTS

15/02/2017

During last night's debate in the European Parliament, GUE/NGL MEPs condemned the proposed checks against multiple databases for all people entering and exiting the Schengen area.

 

French MEP, Marie-Christine Vergiat, explains: "Under this proposed regulation, all third-country nationals and European citizens would be checked systematically upon entry to and exit from the European territory."

"Since this is impossible in practice, in order to reduce delays at border crossings it is proposed that exceptions will be allowed, depending on the category of people and the type of border. Who can understand the logic here?"

"This modification of the Schengen regulation is a new stage in the construction of Fortress Europe, built upon the remains of our fundamental rights."


Irish MEP, Martina Anderson, comments: "It is delusional to think that collecting more data on ordinary citizens will make Europe a safer place. This regulation would not have prevented the attacks that took place across Europe."

“It won’t work because the massive collection of data is not targeted. It is an infringement on the civil liberties of EU citizens and residents. It is invasive and unnecessary."

“The Commission has not even made an impact assessment to justify the regulation before pushing it through."

“If Europe wants to prevent terrorism, it needs better use of existing data, better cooperation between member states’ police and public prosecutors and to promote conflict resolution instead of fanning the flames of foreign conflicts and wars."


Spanish MEP, Marina Albiol, adds: The borders of the European Union are the most dangerous ones in the world for asylum seekers and migrants. Numerous borders of the EU - like those in Ceuta and Melilla - are highly militarised areas where impunity prevails. There is police activity at those borders that routinely works against those who are trying to find a safe place to live."

“Thousands of people have died crossing the Mediterranean and at the land borders between Bulgaria, Greece and Turkey as well."

“This proposal wants to turn freedom of movement into something that is the complete opposite; to generate fear and force people to return to places where they are not safe and not allow them to seek refuge in our countries."

“Dangerous are those in the European institutions who are trying to push forward legislation that is contrary to human rights!"

 

 

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Eurocitoyenne, le site internet de Marie-Christine Vergiat, Députée Européenne Front de Gauche